24.06.2007

Mourir à 50 ans? Ne laissez pas s'éteindre la Médiathèque; signez la pétition!!

Depuis toujours la Médiathèque occupe une place particulière dans mon coeur. Elle fait, comme qui dirait, partie de mon entourage. Comme quelqu'un qui a toujours existé, qui a toujours été là; pas trop loin. C'est là que mes parents se sont connus et sont tombés amoureux; c'est là qu'ils y ont connu mon parrain. C'est là aussi qu'ils y ont tous partagé leur passion de la musique.

Aujourd'hui la Médiathèque est en danger:054c0b525c6ad78245b07c275185c381.jpg

 

La Médiathèque est une ASBL subsidiée par la Communauté française à hauteur seulement du tiers de son budget actuel. Le reste dépend du prêt et donc de vous, de votre intérêt pour les expressions musicales, audiovisuelles et multimédia qui vous sont proposées.

Mais si leur subside n'augmente pas de manière significative dans l'immédiat, le du personnel risque de diminuer dans des proportions critiques. Et sans doute la Médiathèque devra-t-elle fermer certains centres de prêt et stationnement de discobus.

 

"Au-delà de chacun d'entre nous, c'est une idée de la culture qui est en danger. Nous ne voulons pas être un maillon du marché mais continuer à proposer une réelle alternative à celui-ci. Nous voulons que la Communauté française et notre public se battent avec nous pour sauver cette idée d'une culture en débat, ouverte sur le monde dans toute sa diversité. Si vous tenez à votre Médiathèque, il est temps d'agir." (tiré du communiqué de presse de la Médiathèque)

Aidez-nous en nous faisant part de vos témoignages et idées et en signant notre pétition sur le site www.lamediatheque.be

Accès direct à la pétition: Signer la pétition! 

 


07.04.2007

le droit au logement, c'est dans la Constitution!

Le 16 mars j’ai rejoins Ecolo et diverses associations qui organisaient une petite manifestation sur le Marché de Mons. On avait posé quelques tentes près d’un bâtiment provincial inoccupé afin d’attirer l’attention des passants. Action symbolique certes mais qui cache une question cruciale pour beaucoup de montois, de hennuyer et des Belges.

Le nombre de SDF a terriblement augmenté à Mons ces trois dernières années. En 2005 ils étaient une petite vingtaines et cette année si je me souviens biens des chiffres ils sont 54 à venir à la soupe de l’armée du salut les mardis et jeudis à la gare !

Face à cela il n’y a pas qu’une seule bonne réponse à apporter. Mais ce qui est sûr c’est que notre cher (ou chère ?) Bourgmestre ne fait pas du logement à Mons une de ses priorités.

Et pourtant, quand on écoute, quand on ouvre ses yeux aussi, on se rend compte des difficultés dans lesquels vivent certains.

A Mons, le nombre de lits pour l’hébergement d’urgence est tout à fait insuffisant (8 lits pour femmes et 8 lits pour hommes). Ces lits se trouvent en plus « hors des murs de la ville » un peu comme si on voulait repousser la misère ; ne pas la voir. Et le week-end, il n’y a tout simplement pas de logements d’urgence ; les portes sont fermées.

Pour quoi ne pas mettre en place « un lieu, en ville, ouvert tous les jours, où se réunir, se réchauffer, se concerter, reprendre peut-être un contrôle sur leur propre vie et s’organiser à partir de leurs réalités et leurs revendications » comme les sans-abri le revendiquent ? Ils demandent aussi « la constitution d’un stock de logements capables d’accueillir les sans-abri à tout moment et pour des périodes prolongées ». Ils voudraient  « que les droits individuels de chacun- octroi d’un prêt pour le paiement de la garantie locative dès la présentation d’un contrat de location, constitution de dossiers conformément à la loi- soient scrupuleusement respectés. »

A cette petite manif, on évoquait aussi la question de la possibilité de réquisitionner des immeubles délaissés (comme celui du Mess provincial à côté du carré des Arts) par la commune comme le code du logement wallon le permet. C’est le cas à La Louvière mais pas Mons !! On pourrait y créer du logement social durable ou de l’hébergement d’urgence.

Ils mentionnent encore la discrimination dans l’accès au logement notamment pour les demandeurs d’asile notamment qui les poussent à accepter les conditions des marchands de sommeil ainsi que le manque de réponses spécifiques pour les gens du voyage de passage dans notre ville. 

Toutes ces questions non résolues laissent des gens dans le froid et dans la solitude. Comment notre société peut-elle tolérer cela alors même que le droit au logement est énoncé dans l’article 23 de la constitution belge ?

Quelques propositions d’Ecolo sur le logement :

  • Faciliter l’accès au logement.
  • Augmenter les financements nécessaires à la construction et la rénovation de logements sociaux à Bruxelles et en Wallonie.
  • Réguler et soutenir le marché locatif privé afin de contenir la hausse des prix des loyers.
  • Tenir compte de la question énergétique dans le logement social.