17.07.2009
Conflit à Bridgestone Frameries: plus d'un mois de grève
Extrait de la question que j'ai posée à Joëlle Milquet, Ministre de l'Emploi hier après-midi en séance plénière sur la situation des travailleurs à Bridgestone Frameries après un mois de grève.
Juliette Boulet (Ecolo-Groen!): (…)Sur votre initiative, la direction a participé pour la deuxième fois à une conciliation mise en place avec les travailleurs. Ce fut un échec et nous ne connaissons toujours pas la date de la prochaine conciliation. En attendant la direction s'est fendue d'une sortie dans la presse qui a eu comme seule conséquence de remettre de l'huile sur le feu.
J'ai également appris que vous aviez rencontré la direction de Bridgestone à sa demande.Que s'est-il passé pendant cette rencontre, madame la ministre?
Avez-vous l'intention de rencontrer la délégation syndicale et une délégation de travailleurs?
Cette entreprise fait de larges bénéfices qu'elle rétribue à son conseil d'administration qu'elle rémunère grassement. Elle bénéficie d'énormément d'intérêts notionnels (600.000 euros pour cette année), de réductions de cotisations sociales, etc. Visiblement, la conciliation sociale est totalement bloquée. Quand la troisième conciliation sociale aura-t-elle lieu? Quel est l'espoir de sortie de crise au niveau de la sécurité d'emploi entre la direction et les travailleurs par rapport à la convention collective pour Bridgestone Framerie.
Joëlle Milquet, ministre: (…) Je me suis employée à nouer des contacts moins connus, encore ces derniers temps, pour tenter de parvenir à une situation évolutive de part et d'autre, au moins d'un côté. Vu les derniers contacts, il est probable que des propositions permettant de sortir de ces deux positions tranchées puissent être déposées rapidement, peut-être demain, par le conciliateur social, sur base de nos derniers contacts. Il convient donc de se montrer très prudent et d'éviter toute déclaration intempestive: la presse n'aide certainement pas dans ce type de conflits.
Juliette Boulet (Ecolo-Groen!): Madame la ministre, je vous remercie pour ces réponses. En effet, nous resterons attentifs à ce qui se passera demain. Le but de poser cette question aujourd'hui était qu'il ne fallait pas que tout cela tombe dans l'oubli à cause des vacances. En effet, cent-quarante travailleurs ne travaillent plus et se trouvent dans une situation extrêmement difficile, tant humainement que financièrement. Une solidarité forte se crée entre eux et nous devons être capables de la relayer. Je suivrai donc ce qui se passe demain. Dans le cas où les choses se passeraient mal ce que nous ne souhaitons pas, je vous inviterais à recevoir une délégation syndicale et une délégation de travailleurs afin d'entendre leurs points de vue. Je suis parfaitement d'accord sur le fait que des déclarations paraissant dans la presse ne font qu'ajouter de l'huile sur le feu. Le problème doit pouvoir se résoudre avec les outils en notre possession.
17:42 Publié dans Mon travail à la Chambre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bridgestone, frameries, syndicats, ecolo, juliette boulet


