07.02.2009
Une guerre sale et injuste
Plus de trois semaines déjà que l’armée israélienne a lancé son raid honteux et disproportionné dans la bande de Gaza. Plus de mille morts dont plus du tiers sont des femmes et des enfants. Des infrastructures civiles, souvent financées par la communauté internationale, réduites à néant pour la Xème fois. Ce qui se trame à Gaza est une honte sans nom.Depuis quelques jours, la Belgique accueille des enfants gravement blessés et que l’ont a pu extraire de cette prison à ciel ouvert.
L’opération B-Fast permet, en effet, de soigner des blessés graves dans les hôpitaux belges. Si panser les plaies et prendre ces enfants en charge est plus que nécessaire, je ne peux me résoudre à la frilosité de la condamnation par la communauté internationale du non-respect du droit international et humanitaire par Israël. Le droit international qui implique notamment le respect des conventions sur l’utilisation des armes. Car les enfants que nous soignons sont peut-être les victimes de munitions qui sont passées par chez nous, par l’aéroport de Bierset précisément.
Cet aéroport est devenu le véritable carrefour commercial des armes de et en direction d’Israël. Or, via le Code de conduite en matière d’exportation d’armements et l’octroi des licences pour ces armes, nous avons un outil important et avec lequel nous pourrions interdire l’envoi de ces armes qui sont utilisées pour tuer à Gaza. Les plus cyniques vous diront que ces armes sont de la plus haute technologie et issues du génie militaire américain Boeing qui est le premier exportateur d’armes vers Israël ou qu’elles sont même « made in Belgium » car nous sommes la 4ème exportateur européen vers Israël. Quelle fierté ! Ces armes sont censées réduire les « dommages collatéraux », entendez, les pertes civiles.
Mais en réalité, elles sont plus destructrices que jamais. Les bombes à l’uranium appauvri et au phosphate déchiquètent les corps lors de l’explosion et causent des dommages à l’homme et à l’environnement pour des milliards d’années. Les bombes à sous-munitions, interdites par le traité d’Oslo signé il y a un mois par 190 pays en ce compris par Israël, tuent et tueront encore des enfants qui pensent que ces petites bombes de couleurs sont des jouets, larguées par des avions ; cadeaux du ciel !

S’il n’y a pas de guerres juste ou acceptable, si le dialogue est la seule voie vers l’instauration d’une paix durable, celle-ci, en plus d’être inacceptable est sale et creuse encore plus la tombe de la possibilité d’une coexistence pacifique entre Israéliens et Palestiniens.
16:44 Publié dans au-delà des frontières | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : juliette boulet, ecolo, israël, palestine, gaza
16.04.2007
la girafe de Qaliqilya
Ce mur, je l’ai eu face à moi. Il fait huit mètres de haut. Deux fois la taille de celui qui séparait Berlin-Est de Berlin-Ouest.
Depuis que je vis, et même bien avant, il y a toujours eu des conflits au Moyen Orient. Les Israéliens et Palestiniens de mon âge et même la génération au dessus n’ont jamais vécu en paix. Seulement des trêves temporaires. Quand on pose le pied en Palestine, on a d’abord peur. Peur de perdre sa vie. Peur des bombes, des kamikazes mais surtout peur de l’oppression israélienne. Pendant ce petit mois passé à vivre avec la population palestinienne de Qalqilya, nous avons du nous cacher le soir, pour ne pas être vu des militaires israéliens, nous avons du courir pour échapper aux tirs, en emmenant femmes et enfants lors d’une manifestation pacifique contre la colonisation d’un petit village palestinien, j’ai été fouillée pendant trois heures à l’aéroport parce que je ramenais des affiches des territoires palestiniens. Après ces expériences, il n’y avait que colère et injustice en moi. Rentrée en Belgique, j’ai voulu faire venir mon ami Lewa en Belgique, il n’a jamais pu passer la frontière. Colère et révolte. Je ne suis pas seule à éprouver ces sentiments. Et d’ailleurs, avec nous en Palestine, il y avait aussi des Israéliens. Il s’agissait de militants pour la paix à Jérusalem, jeunes et moins jeunes, mais aussi des « voisins », quand le mur n’existaient pas, qui ne se tracassaient pas de la nationalité de la population du village d’à côté.
Aujourd’hui, les institutions internationales ne parviennent pas à rétablir le dialogue entre les gouvernements israélien et palestinien. Et si on essayait déjà de s’entendre entre nous pour savoir quelle stratégie on peut mettre en place pour résoudre ce conflit ? Et si Israël et la Palestine se reconnaissaient mutuellement ?
23:30 Publié dans au-delà des frontières | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Moyen Orient, campagne, fédérale, résolution, Palestine, Israël, mur


