20.06.2009

20 juin, journée internationale des réfugiés : Pour une reconnaissance internationale des réfugiés climatiques

Les changements climatiques provoquent de plus en plus de catastrophes touchant un nombre toujours plus grand de personnes. Les déplacements de populations suite à ces événements posent la question de l’émergence d’un nouveau type de réfugiés, les « réfugiés climatiques ». Une étude des Nations-Unies prévoit que 50 millions de personnes pourraient d’ici 2010 être victimes des dégradations naturelles ou humaines de leur environnement (pollution des nappes, désertification,…), les poussant à fuir leur lieu d’habitation.

 

En ce 20 juin, journée mondiale des réfugiés, il nous à sembler important d’attirer l’attention sur la nécessité de reconnaître cette nouvelle forme de migration.

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Réfugiés climatique, réfugiés environnementaux ou encore écologiques sont les appellations les plus fréquentes pour définir des populations forcées à l’exil pour des raisons liées à la détérioration de leur environnement au sens large.

Les conclusions du GIEC établissent notamment que la progression de la sécheresse, l’augmentation de l’intensité de l’activité cyclonique et l’incidence accrue des épisodes d’élévation du niveau de la mer sont des causes potentielles de migration et de déplacements de population.

La montée du niveau des océans recouvrant les micros états du Pacifique, la disparition du Lac Tchad et les conflits en découlant pour l’accès à l’eau ou encore les inondations des plaines du delta du Bengale ne tarderont pas à jeter sur les routes de l’exil de très nombreuses personnes.

A l’heure actuelle, la législation internationale ne permet pas aux personnes victimes des modifications climatiques et ne pouvant plus survivre dans leurs pays d’origine, d’aller s’installer légalement dans un autre pays.

La reconnaissance des réfugiés climatiques est donc indispensable, d’une part pour l’aide d’urgence en cas de catastrophes naturelles, et, d’autre part, pour l’accueil de ces personnes par un pays tiers. C’est pourquoi les réfugiés climatiques, au même titre que les réfugiés au sens de la Convention de Genève (pour motif politique, mais aussi ethnique, religieuse, etc.), doivent se voir reconnaître un statut juridique propre.

Les stratégies d’adaptation au changement climatique ne sont à l’heure actuelle ni suffisamment encouragées, ni suffisantes à terme. Elles ne pourront éviter des déplacements de population importants. Face à l’urgence de la situation, le groupe Ecolo-Groen! insiste sur le besoin de reconnaître les réfugiés climatiques autant que sur l’importance de mettre en place des politiques d’adaptation et de lutte contre le réchauffement planétaire.

Et, afin que les solutions puissent être mise en œuvre et être concertées au niveau international, Ecolo souhaite que l’ONU nomme un Représentant spécial chargé de la question des réfugiés climatiques à l’instar de ce que décida Boutros-Ghali en 1992 alors secrétaire général des nations-Unies en nommant Francis Deng sur la question des personnes déplacées et pour définir des « Guiding principles » acceptés par une large majorité des pays. Celui-ci se chargera de recueillir l’ensemble des informations pertinentes que la question, d’en faire rapport aux différentes instances des Nations-Unies et d’énoncer des recommandations et des lignes directrices en vue de prendre les décisions qui s’imposent.

Juliette Boulet, députée fédérale ECOLO

Lionel Wanet.

Photo (cc) : Ammar Abd Rabbo

16.11.2008

Vidéo sur les réfugiés climatiques

Une vidéo sur les réfugiés climatiques. Avec notre compatriote François Gemenne. En 20 minutes, vous aurez compris beaucoup des enjeux qui touchent aux réfugiés climtaiques. Si vous voulez écouter directement le sujet, avancez jusqu'à la 16'51"