20.10.2009

Manif Preiss Daimler à Saint-Ghislain

Avec les manifestants vendredi dernier sous une triste pluie pour faire part de notre colère contre les dirigeants de Preiss Daimler qui mettent en faillite l'entreprise de Saint-Ghislain après avoir dissuadé tous les clients d'encore commander chez eux. Trop facile! C'est révoltant!!

Le groupe industriel allemand Preiss-Daimler a fait le choix de ne plus soutenir financièrement son entreprise à Saint-Ghislain, l’ex-Belref, qu’il avait pourtant reprise en décembre 2004. La nouvelle est choquante pour les 135 ouvriers et 38 employés du site qui ne s’attendaient pas à cette décision brutale. S’ils étaient conscients des difficultés dans lesquelles se trouvaient leur entreprise, ils ne s’imaginaient pas que le verdict serait purement et simplement la mise en faillite. Mais, l'actionnaire en a décidé autrement.

Mais, pourtant, cette entreprise avait bénéficié de l'aide de la Région wallonne via la mise à disposition d'un manager wallon pour sauver l'entreprise. Je dois aussi interroger la Ministre Milquet afin de savoir ce qu'elle mettra en place pour les travailleurs qui se retrouvent sans rien, après une vie consacrée à la production de réfractaires de silices destinées à la verrerie et la production de réfractaires pour la sidérurgie, la fonderie et des procédés industriels. Je demanderai aussi si l'entreprise avait bénéficié d'aides du gouvernement fédéral avant de prendre la fuite...

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09.03.2009

fermeture de Royal Boch à La Louvière

Je suis donc allée rencontrer les travailleurs et travailleuses de Royal Boch qui occupent leur usine déclarée en faillite il y a quelques jours. Leurs témoignages étaient simplement incroyables. Ces femmes et ces hommes ont bossés comme des fous depuis des années (parfois 40 ans) et ont oeuvrés pour le bien de leur usine, pour cette marques qu'elles (ils) aiment tellement. Elles et ils font du travail d'une qualité inégalée. Et cette usine ne ressemble plus à rien. Aujourd'hui, elles et ils sont au chômage depuis plus de trois mois et on met leur usine en faillite. A l'heure actuelle, s'il n'y a pas de repreneur, elles et ils se retrouveront au chômage, sans rien d'autre, après parfois 40 ans de bons et loyaux services.
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On a fait une petite visite du bâtiment: généralement, la température avoisine les 10°c max, les plafonds menacent de s'effondrer, totalement imbibés d'eau, tout est cassé, pourri, rien n'est remplacé. On leur disait toujours, "vous allez avoir une nouvelle usine". Finalement, elles se rendaient compte que les visiteurs n'étaient pas de simples visiteurs mais des gens qui venaient filmer leur savoir-faire pour l'exporter en Thaïlande! Et les dernières machines achetées? Jamais utilisées; achetées oui mais livrées en pièces détachées, pas complètes et avec des manuels d'utilisation en allemand et en provenance du Portugal.

Tout ça me révolte! Avec mes collègues, on repassera les voir dans une semaine ou deux, et, entretemps, on posera les questions à qui de droit!