20.10.2009

Une fleur pour les femmes du Congo

Petit souvenir de l’action « Une fleur pour les femmes de RDC » organisé par une coalition d’organisations. Par cette action, la coalition « Tous ensemble pour la cause des femmes en RDC » voulait rappeler aux parlementaires à l’occasion de leur rentrée ce mardi 13 octobre, l’importance de garder une attention soutenue aux femmes victimes de viols et de violences sexuelles en RDCongo.

 

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08.02.2009

Arrestation de Nkunda, et après?

L’arrestation de Nkunda me laisse quelque peu indécise.

J’étais en Thaïlande, dans une mission à la frontière birmane quand on m’a informé de la nouvelle. Laurent Nkunda arrêté, dans une opération conjointe Congo-Rwanda. Il serait détenu dans une « prison secrète » ou en résidence surveillée quelque part au Rwanda, probablement à Gisenyi, localité située au Rwanda mais à la frontière avec l'est de la RDC.Il devrait normalement être transféré au Congo pour y être jugé mais, aux dires de certains, les autorités congolaises freineraient quelque peu le transfert par crainte que les instances judiciaires congolaises ne soient pas en mesure de le juger comme il se doit.

J’ai été très surprise par cette opération conjointe du Congo et du Rwanda. Personnellement, j’y ai vu tout de suite une opération de séduction du Rwanda qui désire redorer son image aux yeux de l’opinion internationale. Il faut dire que quelques mois plus tôt, est sorti un rapport des Nations-Unies qui l’accable totalement, prouvant ses liens avec le CNDP de Laurent Nkunda. Dans ce rapport, je l’ai sous les yeux, on peut y lire :

« Le Groupe d’experts (des Nations-Unies, ndlr) a enquêté sur des allégations selon lesquelles le Gouvernement rwandais appuierait le CNDP. Il a trouvé des preuves indiquant que les autorités rwandaises avaient été complices du recrutement de soldats, notamment d’enfants, avaient facilité la fourniture de matériel militaire et avaient envoyé des officiers et des unités des Forces de défense rwandaises (RDF) en République démocratique du Congo pour appuyer le CNDP. » Le rapport compte 65 pages.

Je pense aussi que les autorités congolaises étaient dépassées par les évènements à l’Est et se sentaient incapables de gérer cela seule. Il faut dire que la communauté internationale a été également très décevante sur le coup. Personne n’était prêt à envoyer des renforts dans cet enfer qui se tramait à l’Est. Oui, mais alors quoi ? Que va-t-il se passer après ? Il me reste plein de questions en suspend. Je vais à nouveau réinterroger le Ministre belge des affaires étrangères, même si je sais qu’il marche sur des œufs. En effet, avec la normalisation récente des relations Belgo-congolaises, il mesure probablement chacune de ses paroles afin de ne pas mettre d’huile sur le feu.Mais quand même, je crois que tout se joue maintenant. Quid des troupes rwandaises au Nord-Kivu ? Quid du « nettoyage »-puisque c’est en ces termes qu’ils parlent- du territoire des hutus rwandais souvent intégré à la population et mariés à des hutus congolaises ? Va-t-on vraiment mener une opération militaire de ce genre ? Sans causer de nouvelles victimes innocentes ? Que deviennent les accords de Goma, Nairobi, le programme Amani ?

Et quid aussi de Bosco Ntaganda, surnommé « Terminator », qui a décidé de rallier Kinshasa et d’intégrer l’armée congolaise ? Il y a un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre lui, on n’en fait rien ?Et il y aurait encore beaucoup d’autres questions à poser, sur le pillage des ressources naturelles des Kivus, sur le drame humanitaire que vit la population de l’Est du Congo depuis trop longtemps, sur les viols utilisés comme tactique de guerre contre les femmes et les enfants, espoir déchu d’une renaissance et d’un futur pour cette partie du monde laissée à l’abandon.

Je suis parfois tellement désolée de voir que l’instauration d’une paix durable à l’Est du Congo ne fait pas partie de l’agenda de la Communauté internationale.

 


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A Bukavu, en février 2008.

 

 

15.04.2008

Ce jeudi midi, en présence de la réalisatrice, "The greatest silence" sur la violence sexuelle faite aux femmes au Congo

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Juliette Boulet, député fédérale Ecolo et le

Réseau Européen pour l’Afrique centrale (EurAc)

ont l’honneur de vous inviter à la projection du film

 

“The Greatest Silence: Rape in the Congo”

(Prix Spécial du Jury du Sundance Festival, catégorie documentaire)

En présence de Lisa Jackson, réalisatrice et productrice du film

 

Le jeudi 17 avril de 12h à 14h15

Au PARLEMENT BELGE

Maison des Parlementaires,

Salle 12

 

12h00: Projection du film (76min). 1851110598.jpg

13h30: Débat sur le thème des violences sexuelles faites aux femmes en RDC introduit par Juliette Boulet avec les interventions de:

Lisa Jackson, réalisatrice.

Marianne Kumts, avocate spécialiste des violences faites aux femmes, collaboratrice de Michèlle Hirsch.

Shannon Meehan, International Committee Rescue (IRC)

Donatella Rostagno, Eurac

Madame Ch. K., nous fera part de son témoignage de femmes ayant vécu cette réalité des violences faites aux femmes.

14h15: Conclusions.

 

Synopsis

Depuis 1998, une guerre sanglante fait rage en République Démocratique du Congo (RDC). Plus de 4 millions de personnes sont mortes. Les pertes humaines sont innombrables: des dizaines de milliers de femmes et de jeunes filles ont été systématiquement enlevées, violées, mutilées et torturées par des soldats issus de milices étrangères et de l'armée congolaise.
Elles souffrent et meurent en silence. Dans The Greatest Silence: Rape in the Congo, ces femmes courageuses parlent enfin.

La productrice/directrice Lisa F. Jackson d’Emmy Award a passé l’année 2006 dans les zones de guerre de l'Est de la RDC afin de documenter le sort tragique des femmes et jeunes filles dans le conflit insoluble que connaît le pays.

Lisa Jackson a elle-même été violée par une bande en 1976 et a partagé son expérience avec les survivantes qu'elle a interrogées. Ces femmes, à son tour, lui ont raconté leurs histoires avec une honnêteté et une spontanéité renversantes par leur intimité et leur détail.

L’ historique, le contexte et les différents points de vue sont fournis au cours d’entretiens menés avec des soldats de la paix, des hommes politiques, des militants, des médecins et des prêtres. Mais surtout, il y a le témoignage arrachant de dizaines de victimes de violences sexuelles qui racontent des histoires dépeignant une barbarie atroce. Ce film leur donne la dignité, le visage et la voix qui rompront enfin le silence qui entoure leur sort.

 

Infos/réservations :

Juliette Boulet

juliette.boulet@ecolo.be

0474/76.34.97