19.08.2008

We moeten blijven praten

 

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Interview à "De Standaard" ce 18 août.

Juliette Boulet, kamerlid, 27 jaar, licentiate journalistiek en Europese studies uit Bergen.

'Ik verwacht een warm najaar. Maar er moet een dialoog komen waarin er echt met elkaar gesproken wordt, niet in het luchtledige. Dat is het voorbije jaar niet gebeurd: iedereen gooide zijn eisen op tafel en week daar niet van af. Iedereen, ook de Franstaligen, moeten nu toegevingen doen. Onder premier Guy Verhofstadt was er over BHV bijna een akkoord. Als het toen bijna lukte, waarom zou dat nu niet meer gaan?'

'Wij vormen in de Kamer samen met Groen! een fractie. We zijn het op communautair vlak niet altijd met elkaar eens, en dat is niet altijd gemakkelijk om mee om te gaan. Maar we praten en discussiëren tenminste nog met elkaar.'

'Ik ben ervan overtuigd dat Vlamingen en Franstaligen dat ook nog kunnen. Mijn moeder komt uit Antwerpen, mijn vader is Franstalig, maar ik merk geen verschil tussen hen. Ik voel me Belge avant tout.'

Welke rol moet uw partij spelen?

'Wij moeten vooral de nadruk blijven leggen op de sociaalecomische thema's, net zoals op het energiedebat en op het milieu. We staan op dat vlak voor enorme uitdagingen. We kijken ook erg uit naar de evolutie in het asiel- en migratiedebat. Het is tijd dat de rondzendbrief van minister Turtelboom er eindelijk komt.'

'Ecolo doet het wel goed in de peilingen, en nieuwe verkiezingen zouden daarom niet slecht zijn voor de partij. Maar toch ben ik er geen voorstander van. Het zou toch een zeer grote mislukking zijn dat men nu tegen de mensen moet gaan zeggen: "sorry, we zijn er niet uitgeraakt". Dat zou niet alleen nefast zijn voor het imago van België, maar ook voor het imago van de politiek.'

Bent u tevreden over uw eerste jaar in het parlement?

'We moeten toch eerlijk toegeven dat de balans niet echt positief is. Er is niet veel vooruitgang geboekt omdat het communautaire thema alles blokkeert. Daar ben ik persoonlijk wel erg teleurgesteld in.'

Tommy Thijs “De Standaard”

03.09.2007

Réchauffement climatique et refroidissement communautaire..

A l’heure où vous me lirez certains auront déjà repris le chemin de l’école. Un cartable tout neuf, rempli de cahiers encore vierges (en papier recyclé), de gommes encore blanches et de crayons fraichement taillés.

 

Après des vacances placées sous le signe du refroidissement (!) climatique, il faut avouer qu’on est presque heureux de reprendre le chemin de l’école ou de retrouver son bureau et ses collègues.

 

En Europe comme ailleurs, les éléments se sont en effet déchainés. Les températures ont joués au yoyo et sont restées très en deçà des moyennes. Nombreux sont ceux qui  ont annulé leurs vacances à cause du mauvais temps ou, au contraire, à cause des canicules et incendies dans le sud. Le dernier exemple est la Grèce actuellement ravagée par les incendies. Couplé à une mauvaise gestion de la crise et des moyens budgétaires et humains insuffisants, il en résulte une catastrophe économique et humaine sans précédents pour ce pays essentiellement agricole[1]. Les petits grecs ne retourneront pas tout de suite à l’école. Quelques jours plus tôt, à l’autre bout de la planète, c’était l’ouragan Dean qui ravageait les côtes de la Jamaïque et du Mexique notamment avec des vents de plus de 250 km/h.

 

Les deux mois qui viennent de s’écouler ne font que renforcer notre conviction qu’il y a urgence pour le climat. Le secteur économique, l’a d’ailleurs très bien compris. On est submergé de publicités pour des voitures qui consomment moins ou  pour des produits à lessiver efficaces à froid. Le « Spirou et Fantasio » qui passe en ce moment à la télé est aussi basé sur le thème du réchauffement climatique. Le vert est donc plus que jamais tendance auprès de tous, tous âges et catégories sociales confondus. Voici donc venu l’avènement de l’écologie « canada dry ».

 

Et pendant ce temps ? Ceux qui n’ont pas pris de vacances, mais qui tentent de négocier n’ont pris aucune mesure forte en faveur du climat. En fait, le climat communautaire prime sur les enjeux climatiques et les promesses vertes de la campagne se sont essoufflées dans un orange bleu très amer. Il faut croire qu’ils n’ont pas pointé le bout de leur nez hors de val Duchesse ou du Belvédère ! Les objectifs de réduire de 20% les émissions de CO2 et celles d’augmenter de 20% la part de renouvelable- adoptés par l’Union européenne- sont à peine réaffirmées

 

J’ai trouvé une citation plutôt révélatrice dans la note de Yves Leterme, formateur démissionnaire : « (le gouvernement) soutient au niveau européen une interdiction la plus rapide possible de la vente d’ampoules à incandescence et de téléviseurs, lecteurs vidéo et équipements informatique comportant une fonction de mise en veille. ». A cette allure, on est encore loin des capteurs solaires, des toits isolants en herbe et des maisons passives !

 

Le programme vert des partis traditionnels a subitement disparus une fois le 10 juin passé. Mais soyez rassuré ; il y a désormais une vague verte, forte de 12 députés sur les sièges –verts- de l’hémicycle de la chambre qui entendent bien rappeler l’urgence climatique, interpeller, proposer, agir, bref, faire des remous, des deux côtés de la frontière linguistique.  Bonne rentrée !

 



[1] Sur le site de Christos Doulkeridis http://www.doulkeridis.be/ vous pouvez faire un don pour les régions sinistrées de Grèce.