08.06.2007

L’écologie politique, alternative à l’écologie canada dry : Huit bonnes raisons pour des partis écologistes forts

6891970b5ecbac4455f0c0c66f3ee8b0.gifUne réflexion de Ben Lechat 

Une menace subtile guette nos sociétés qui découvrent l’enjeu écologique : celui d’une écologie « canada dry ». Elle a le goût, l’odeur, la couleur de l’écologie, mais ce n’est pas de l’écologie. Son origine est double. D’une part, l’élargissement de la prise de conscience de la menace que notre mode de développement fait peser sur la survie de l’humanité. D’autre part, la crainte que cette prise de conscience ne débouche sur une véritable remise en question. Sa caractéristique principale : on parle beaucoup d’écologie, surtout sur les plateaux de télévision, mais on en fait tout juste assez pour pouvoir dire qu’on en fait. Des déclarations solennelles sont lancées sur la révolution écologique, des engagements sont pris, mais ils ne sont que peu suivis d’effet.

Le remède : des mouvements et des partis écologistes forts, vigilants, intransigeants. Qui ne se réfugient pas dans la radicalité et la certitude d’avoir raison tous seuls, mais qui promeuvent la croissance de la convivialité et la réduction de l’empreinte écologique. Qui ont l’ambition d’être suffisamment forts pour nouer des alliances permettant de faire avancer rapidement leurs objectifs. Par exemple avec ceux qui se contentent actuellement de l’écologie « canada dry » mais qui passeraient bien à quelque chose d’un peu plus savoureux.

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