08.06.2007

Changer d'air


Que ce soit à Mons ou dans le Borinage mais aussi ailleurs en Belgique et dans le monde. Que ce soit en Palestine, au Maroc ou au Chili, j’ai été touchée par de nombreuses expériences de vie et de nombreux témoignages auxquels je ne pouvais rester insensible et inactive. Alors, j’ai décidé de m’engager ! bc4deee675d45deb73b29d03fdb2bdb1.jpg


M’engager Maintenant, pour une terre plus verte et un monde plus juste !
 
Même si pour certains le Hainaut ne va pas si mal, je pense, en tant qu’écologiste, que l’on peut faire mieux, pour tous et sans distinction. Que ce soit à Mons et dans tout le Hainaut le chômage reste trop élevé et beaucoup de gens se sentent en mauvaise santé.
La création d’emplois de qualité doit être une priorité. Je veux agir pour que les travailleurs et les demandeurs d’emploi retrouvent dignité, bien être, qualité de vie et pouvoir d’achat.
 
Les hennuyères ont une espérance de vie de 18 mois plus courte que les autres femmes belges tandis que les hennuyers ont, eux, une espérance de vie de 30 mois plus courte que les hommes belges. L’amélioration de notre environnement, la sensibilisation, la prévention, et l’information doivent être les maîtres mots d’une autre politique de la santé en Hainaut !
 
Je veux aussi m’engager pour l’avenir de notre planète et relever, avec vous, le défi du climat. Non seulement pour mes parents et grands-parents mais aussi pour les enfants que je veux avoir. La terre ne nous appartient pas, nous l’empruntons à nos enfants. Que va-t-on leur laisser comme planète ? Aujourd’hui et maintenant, nous devons sauver notre climat, notre terre, notre environnement. Lutter contre le réchauffement du climat, en utilisant moins d’énergie avec toujours le même confort, en isolant mieux sa maison, en développant une autre politique de transports, … Tout cela, c’est possible. L’Etat doit soutenir financièrement les citoyens qui s’engagent dans cette voie et il doit aussi montrer l’exemple !
 
Alors, place à l’alternative, place à l’action. Les vieilles pratiques, les baronnies locales tentent de faire de nous des citoyens asservis et soumis. Ce qui s’est passé ces derniers mois et ces derniers jours à Charleroi, à Mouscron mais aussi ailleurs est plus que nous ne pouvons accepter. Où est le geste fort tant attendu qui assainira toutes les pratiques politiques ?

Je sais que les choses peuvent changer. Et ce n’est pas une utopie de le croire.
 
Le 10 juin, c’est vous qui décidez.
A votre écoute pour en parler !

30.04.2007

Aux mésanges

Vendredi, j'ai assisté à l’inauguration de la stèle commémorant le drame des mésanges. J'ai été trè touchée par cette visite et j'y ai consacré une partie de mon introduction qui a ouvert le Congrès fédéral Ecolo sur le thème des "Solidarités". En voici quelques lignes. 

"Quatre ans déjà que cet immeuble de logements sociaux a pris feu, emportant dans ses flammes sept personnes et laissant des familles dans le désarroi le plus total. Au-delà de l’émotion toujours aussi présente, subsiste, chez ces gens qui ont pour certain perdu leur maman ou leur fils ; de la colère ou du fatalisme et de l’incompréhension. 

Colère : les conditions de sécurité dans les logements sociaux n’étaient pas rencontrées : pas de portes coupe feu, pas d’extincteurs, pas d’alarme incendie. Les habitants avaient relayés la demande sans jamais avoir eu gain de cause. « le Conseil d’administration, m’expliquait un des habitants, c’était des gens qui venaient toucher leur jeton de présence, sans même parfois être là ! »

Colère aussi pour la façon dont ils ont été relogés, parfois dans des endroits complètement isolés, sans accès aux services publics, sans transports en commun.

Colère encore quand certains dossiers arrivaient subitement au dessus de la pile parce qu’ils avaient la carte du bon parti ou disposaient d’une connaissance bienveillante. Les autres, ils pouvaient bien attendre dans un logement temporaire. Du temporaire qui est devenu du permanent. 

Fatalisme : Fatalité à l’égard du politique. Quand on prononce ce mot, politique, ils sourient poliment. Qu’est ce qu’il peut encore signifier pour eux ? Ces politiques-là qui, après le drame avaient prononcé un discours ponctués de « plus jamais ça » et de « justice sera faite » ont aujourd’hui complètement déserté les lieux.

Si je m’attarde sur cette allée des oiseaux, c’est parce qu’elle met en évidence une réalité que certains ne veulent pas admettre. C’est peut-être qu’ils n’ont pas le temps de venir s’en rendre compte sur le terrain, trop occupés entre les diverses fonctions qu’ils occupent.

Et pourtant, quand on passe là-bas, on est frappé par le lien qui unit tous les habitants. Solidaires et accueillants. Ouverts à tout qui vient dans ces quartiers défavorisés. Pour peu qu’on les écoute, ils ont des choses à dire, des choses à nous apprendre des réalités que nous ne connaissons pas assez. Et puis, ils sont aussi les acteurs de demain. Ils ont, pour certains mon âge et c’est aussi avec eux que je veux pouvoir construire demain ; parce que Mons et la région du Borinage ne se feront pas sans eux.