19.06.2008

pour ceux qui n'ont pas d'assurance, armez vous de patience et croisez les doigts!

Rien n’est encore décidé pour les sinistrés des pluies torrentielles de la région de Mons-Borinage-Hauts Pays. C'est le moins qu'on puisse dire. J'ai interrogé hier le ministre Dewael sur l'intervention du Fond de calamité pour les personnes qui ont subi les intempéries du mois dernier. 

C'est vrai que, dans la région de Mons-Borinage et des Hauts-pays, les suites de l’orage de lundi avaient été catastrophiques pour certains.

Certaines rivières sont sorties de leur lit. Ailleurs, c'était des coulées de boue, on parlait même de « fleuve de boue » qui venaient des champs, qui ont envahis des maisons. Chez certains, on a pu voir des mares de boues dans les caves d'une hauteur de 50cm!

Alors, les détails de la procédure sont ceux-ci:

C’est d’abord au gouverneur de collecter les informations et de les transmettre à l'IRM;

Ensuite à l’Institut royal de météorologie de décider quelles régions pourront être considérées comme sinistrées.

Après cela, au ministre de décider, s’il le juge nécessaire de rédiger un arrêté royal qui permettrait l’indemnisation des victimes.

Et, au terme de cette longue procédure, les citoyens disposeront des trois mois pour introduire une demande d’intervention.

Et puis, le ministre a surtout mis en garde sur le fait que, le fond de calamité, si une intervention de celui-ci est envisagée, ne jouera que pour les personnes ne disposant pas d’assurance. 

J'ai indiqué au Ministre que, dans notre, région, certaines familles n'ont pas souscrit d'assurances. Je trouve qu'il est donc super important pour ces ménages que les délais soient les plus brefs possibles et que les informations le leur soient communiquées de manière claire et précise.  

Puis, j'ai aussi insisté auprès du ministre pour qu'il me donne des délais précis sur les différentes étapes afin qu'on puisse rassurer toutes les personnes en attente de l'intervention de ce Fond de calamité mais il a juste dit "dans les plus brefs délais".  

Bref, armez-vous de patience et apprêtez les sacs de sables pour la prochaine. Je suis personnellement convaincue que ces évènements climatiques vont se reproduire de plus en plus souvent. Aux Philippines, en Chine ou en Birmanie; mais aussi chez nous!

 

Compte-rendu:

 

Compte rendu intégral, Commission de l’intérieur

Mercredi 18 juin 2008

 

Juliette Boulet (Ecolo-Groen!) : Ma question concerne les dernières inondations et pluies torrentielles qui ont eu lieu notamment dans la région de Mons-Borinage et des Hauts-Pays et l'intervention ou non du Fonds des calamités. Les suites de l'orage des semaines précédentes ont été catastrophiques pour certains. Des rivières sont sorties de leur lit. Parfois, plus de cinquante centimètres de boue ont été relevés, notamment dans les caves. Dans les Hauts-Pays, on compte une douzaine de lieux où les intempéries ont causé de très graves dommages matériels.

Outre la violence des intempéries, le remembrement agricole et l'extension des surfaces bâties peuvent également être considérés comme responsables des dégâts qui sont à déplorer. Le Fonds des calamités pourra-t-il intervenir pour ces citoyens ? Ces intempéries seront-elles considérées comme des catastrophes naturelles ? Quels sont les délais pour la mise en place de la procédure et pour la couverture des dégâts matériels ?

 

Patrick Dewael, ministre: Une enquête a été lancée. Les gouverneurs de province rassemblent toutes les informations nécessaires. Lorsqu'ils seront en possession de celles-ci, l'Institut royal météorologique pourra effectuer une analyse ciblée des données disponibles et définir avec précision les zones touchées. Mes services procèderont, le cas échéant, à la rédaction d'un projet d'arrêté royal. Après signature par le Roi, les sinistrés disposent d'un délai de trois mois à dater du mois qui suit celui de la publication pour introduire une demande d'intervention. Mais depuis l'entrée en vigueur de la loi du 17 septembre 2005, ce sont les assureurs, à l'exclusion du Fonds des calamités, qui sont appelés à indemniser la majorité des sinistrés ordinaires. Le nombre de sinistrés susceptibles d'obtenir une indemnisation du Fonds des calamités sera beaucoup plus réduit que par le passé, le Fonds n'intervenant plus que dans des cas spécifiques comme, par exemple, les dommages agricoles.

 

Juliette Boulet (Ecolo-Groen!) : Il est vrai que, dans la région de Mons-Borinage, beaucoup de gens n'ont malheureusement pas souscrit d'assurances. Il est donc important pour eux que les choses soient claires et les réponses rapides. Pouvez-vous déjà préciser un délai pour le déroulement des enquêtes menées par l’Institut royal météorologique ainsi que par vos services?

Patrick Dewael, ministre : Il est nécessaire, pour intervenir, que toutes les données soient d'abord rassemblées par les gouverneurs

Juliette Boulet (Ecolo-Groen!) : Avez-vous fixé des délais?

Patrick Dewael, ministre (en français) : J'ai immédiatement demandé l'avis de l'Institut royal météorologique. Pour le reste, il revient aux communes de rassembler les données par le biais du gouverneur qui me les transmettra.

Juliette Boulet (Ecolo-Groen!) : Les gouverneurs doivent-ils respecter un délai pour transmettre cette information ?

Patrick Dewael, ministre : Ils ont reçu un courrier leur demandant de procéder le plus vite possible.

 

19.05.2008

Yves Leterme favorable à Mons 2015

J’ai été très heureuse de la réponse du Premier Ministre Yves Leterme à ma question sur la désignation de Mons comme capitale européenne de la culture en 2015.

Le Premier ministre s’est, en effet, dit favorable au principe de rotation intra-belge, ce qui permettrait, de toute évidence à une ville francophone d’obtenir le titre de capitale européenne de la culture. « Oui, je suis favorable au principe de rotation intra-belge qui, cette fois, donnerait la priorité à une ville francophone de se porter candidate au titre de capitale européenne de la culture en 2015 » a-t-il précisé.

Le Premier ministre a encore ajouté que c’est le Comité de concertation, et donc les deux communautés qui décideront in fine de donner priorité à la communauté française. Ceci étant assez logique puisque ce sont les villes flamandes d’Anvers et de Bruges qui avaient été les dernières capitale européennes respectivement en 1993 et 2002 avec Bruxelles en 2000.

En ces temps des tensions extrêmes entre les communautés, j’ai chaleureusement remercié le Premier ministre pour son signal positif. J’ai aussi souligné ses réponses neutres et « au-dessus de la mêlée».

Avec Ecolo Mons-Borinage-Hauts Pays nous sommes très attachés au projet de « Mons 2015 ». Celui-ci ne doit pas se limiter à un projet culturel plus important qu’à l’habitude mais devra, bel et bien prôner les valeurs du développement durable. Durable dans le sens où cet évènement ne doit être que le commencement d’un vaste processus culturel qui vise à développer l’éducation permanente, à reconquérir l’espace public par les citoyens, à développer les valeurs de tolérance et de multiculturalité, et ce, dans l’objectif ultime d’émancipation de tous les citoyens et toutes les citoyennes

Mons 2015 peut et doit  aussi être une opportunité pour un territoire de se développer économiquement tout en veillant à l’utilisation parcimonieuse des ressources, à la protection de notre patrimoine environnemental, à un aménagement du territoire qui prend en compte la nécessaire réduction des gaz à effet de serre, une mobilité qui permette au plus grand nombre de se déplacer librement.

Enfin, avec Ecolo, nous insistons aussi sur l’opportunité que Mons 2015 représente à savoir d’opérer une mutation structurelle et un changement de perception de la réalité que vit une région qui a un glorieux passé mais dont l’avenir reste encore à écrire.

04.02.2008

Fermetures de 12 bureaux de poste dans notre région et libéralisation des envois de moins de 50g

Ecolo mènera une action symbolique ce mardi 5 février à 11H à Cuesmes
d6aed2d54a57e2059befe20ec1e4c359.jpg

Dans les semaines qui viennent, ce ne sont pas moins de 12 bureaux de poste qui vont encore fermer leurs portes dans notre région, après des années de bons et loyaux services à la population.

Pour Ecolo, c’est inacceptable ! La poste a une mission de service public de proximité qui doit être renforcée et non pas détricotée au nom d’une prétendue rentabilité.

Par ailleurs, il est absolument nécessaire d’organiser la libéralisation des envois de moins de 50g décidée par l’Europe et qui prendra cours en 2011.

Afin de marquer notre opposition à cette politique de fermeture des bureaux et réclamer l’organisation de la libéralisation des envois de moins de 50g, nous ferons une action symbolique ce mardi 5 février 2008 devant le bureau de poste, situé place de Cuesmes.

Nous vous invitons à nous rejoindre devant le traiteur Cardy à 11h, situé également à la place de Cuesmes où nous irons ensemble rencontrer les citoyens sur le marché de Cuesmes et rejoindre le bureau de Poste où nous déposerons une gerbe de lettres en mémoire de nos services postaux.

 

Juliette BOULET                                            Manu DISABATO

Députée fédérale                                          Secrétaire politique

                                                                  Ecolo Mons-Borinage-Hauts-Pays

 

17.12.2007

Zéro Tolérance pour la violence faite aux femmes; ma question à la Minsitre de la justice; sa réponse

24002caa83bc1e7fe13878ecbba12b55.jpg

 

Juliette Boulet (Ecolo-Groen!): Monsieur le président, madame la ministre, ces dimanche 25 et lundi 26 novembre 2007, des femmes et quelques hommes défilaient dans les rues de Charleroi et de Mons pour la Journée du refus de la violence faite aux femmes.

La circulaire "tolérance zéro" est d'application partout en Belgique depuis 2006 mais si elle est effective sur le papier, on voit que, sur le terrain, de nombreuses lacunes subsistent. Madame la ministre, j'aurais dès lors voulu vous poser quelques questions sur le sujet et avoir quelques éclaircissements.

Qu'en est-il des suites données aux plaintes ainsi que de la prise en charge à long terme de ces femmes, parfois accompagnées de leurs enfants? Le nombre de logements d'urgence dans des foyers ou des refuges ne semble pas être suffisant pour recevoir des familles blessées. À Mons, aucune structure spécifique n'est prévue pour accueillir des femmes battues avec leurs enfants, principalement à long terme.

La protection de la victime lorsque l'auteur des violences est interdit d'accès au domicile demande un déploiement de moyens dont la police ne dispose pas en suffisance. Trop souvent, par manque de ces moyens, ce sont les victimes qui quittent le domicile conjugal plutôt que l'auteur des faits. Quels moyens envisagez-vous de mettre en place pour enrayer cette situation?

Il réside une lacune dans l'accompagnement à long terme de ces victimes de violence conjugale et de leurs enfants. Or, cet accompagnement est vraiment indispensable afin qu'elles puissent reprendre une vie normale. La circulaire ne s'exprime que très peu sur l'accompagnement à long terme et il serait dangereux de sous-estimer l'existence des violences morales et psychologiques qui sont plus difficiles à détecter et à prendre en compte au niveau judiciaire. Quelles améliorations envisagez-vous à ce sujet? Après cette manifestation, j'ai d'ailleurs reçu un appel d'une femme victime de violences morales qui, depuis des années, n'osait pas en faire part et avait même peur de prendre contact avec des associations.

Enfin, aucun outil statistique ne semble mis en place afin de pouvoir procéder à une évaluation nationale et locale de l'effectivité de l'application de la circulaire. Après un an d'application de cette circulaire, de quelle façon comptez-vous évaluer celle-ci et sur la base de quels chiffres? À Mons, on a tenté de mettre en place un semblant de statistique mais cela apparaît vraiment très difficile. Dans le cas où ces chiffres seraient disponibles, pourrions-nous y avoir accès?

Laurette Onkelinx, ministre: Monsieur le président, chère collègue, à titre personnel et non en ma qualité de ministre, je vous dirai que j'ai participé à cette manifestation à Charleroi. Vos collègues plus anciens le savent, s'il y a bien un domaine dans lequel j'ai toujours énormément travaillé, c'est celui de la lutte contre les violences conjugales, quelles que soient mes compétences. J'ai lancé en Belgique le premier Plan national d'action contre les violences dont les femmes sont victimes, en y associant l'ensemble des gouvernements de ce pays.

Je ne reviendrai pas sur tout le travail qui est réalisé, sur la tolérance zéro que nous avons imposée en collaboration avec le Collège des procureurs généraux, mais j'en viendrai précisément à vos questions.

D'abord, l'accompagnement des victimes sur le long terme est, pour moi, la question essentielle. Je le souligne. En effet, sans accompagnement à long terme, la prévention ne se fera pas, on organise un retour programmé à la violence et on aboutit à une inefficacité absolue. En Belgique, on peut peut-être souligner le manque de structures spécifiques pour accueillir les familles en difficulté.

Cela dit, des efforts ont été réalisés par les Régions et Communautés puisqu'il ne s'agit pas d'une compétence fédérale. Je dois simplement renvoyer vers mes collègues qui font des efforts et qui investissent en la matière, mais c'est encore un domaine prioritaire pour l'avenir.

Par ailleurs, des éléments d'évaluation de la circulaire que nous avons réalisée, il apparaît nécessaire aussi d'améliorer la concertation locale pour ce qui concerne les initiatives sociales qui se développent, et indispensable de rendre plus facilement les services d'aide accessibles et disponibles pour les victimes quand celles-ci se trouvent dans des situations de crise.

La protection de la victime reste évidemment un élément essentiel. En concertation avec l'Institut pour l'égalité hommes-femmes, différentes initiatives nouvelles ont été lancées dans le cadre du plan d'action 2004-2007, en vue, par exemple, d'améliorer l'information à fournir sur la loi relative à l'attribution du logement familial au conjoint victime de violences.

Dans le même ordre d'idées, je tiens à souligner le développement d'initiatives locales qui me paraissent de nature à améliorer la protection des victimes. Je citerai comme exemple le projet "Basta" à Louvain; il est basé sur un système électronique qui vise à améliorer la sécurité en permettant notamment à la police d'intervenir très rapidement, mais qui aussi favorise la mise en place d'une aide spécifique adéquate. Ce projet a été préparé en collaboration avec tous les acteurs de terrain concernés. S'il donne de bons résultats, ce modèle pourrait être étendu à d'autres arrondissements dans le cadre du plan d'action national qui vise à faire connaître et étendre les bonnes pratiques qui se développent à divers endroits.

Enfin, contrairement à ce que vous dites dans votre question, une circulaire spécifique du Collège des procureurs généraux a été prise pour l'enregistrement des données statistiques judiciaires et policières afin de pouvoir évaluer la problématique de la violence conjugale de manière précise. J'avais vraiment regretté, en arrivant à ce ministère, que de telles statistiques étaient inexistantes. Nous avons donc organisé l'enregistrement. À l'heure actuelle, la circulaire est en cours d'évaluation par les statisticiens du Collège des procureurs généraux et par les services de politique criminelle.

Un premier rapport intermédiaire très partiel a été rédigé en juin 2007. Il fait apparaître que 37.881 affaires de cette nature ont été enregistrées entre le 3 avril et le 31 décembre 2006. Il apparaît également que le recours à la médiation est très faible puisqu'il ne concerne que 1,64% des dossiers. D'autres analyses sont nécessaires pour donner une image globale du phénomène en question.

Ce travail très précis est en cours de réalisation et dès qu'il sera terminé, je pense qu'il serait intéressant d'en discuter en commission de la Justice, que ce soit avec moi ou avec mon successeur, pour tirer des conclusions afin de pouvoir peut-être prendre de nouvelles initiatives.

Juliette Boulet (Ecolo-Groen!): Madame la ministre, je vous remercie pour votre réponse. J'avais le sentiment que ce moyen d'évaluation n'était pas très efficace. Des partenaires de Vie féminine ont indiqué que le policier qui enregistrait la plainte devait l'encoder lui-même, ce qui n'était pas toujours fait. C'était aussi une des premières critiques qui avaient été émises lorsque l'expérience avait été menée uniquement à Liège.

Laurette Onkelinx, ministre: Nous verrons s'il y a des critiques ou pas. Avant, il n'existait aucun outil statistique; la violence conjugale était assimilée à la violence sur les personnes. Nous avons beaucoup travaillé pour définir la notion de violence conjugale, pour obtenir une automatisation dans l'enregistrement. Les premiers effets se font sentir. Je suis évidemment ouverte à toute amélioration en la matière. Essayons déjà d'évaluer correctement le système avec la police et la justice, puis nous verrons si nous pouvons améliorer l'outil.

Juliette Boulet (Ecolo-Groen!): Ce sont souvent les victimes des violences conjugales qui quittent le domicile. On se dit alors que ces personnes sont doublement victimes puisqu'elles doivent en plus quitter leur domicile par  crainte d'être à nouveau battues. Un travail important doit encore être accompli à ce niveau-là avec la police.

 

08.06.2007

Notre Charlotte nationale

Petites réflexions de notre Secrétaire de la locale de Mons; Charlotte de Jaer. Une petite jeune pleine d'avenir ;-) 

Dimanche, nous irons dans l'isoloir avec nos tripes et nos convictions pour un monde meilleur

Ce 10 juin, on va voter à gauche.

Une gauche qui se préoccupe de la solidarité ici et maintenant, de la solidarité ici et là-bas, de la solidarité aujourd'hui et demain : lier les allocations sociales au bien-être… et les faire remonter au-dessus du seuil de pauvreté, réguler le marché locatif privé, garantir à chaque peuple la souveraineté alimentaire,  ...
Une gauche émancipatrice pour une solidarité au cube

Ce 10 juin, on va voter pour des progressistes.

Des progressistes qui refusent les politiques à la petite semaine et qui privilégient le long terme, en insufflant un projet de société différent,  une nouvelle vision du rapport de production entre l'Homme, son confort et sa Planète
 

Ce 10 juin, on va voter pour un parti éthique. 

Un parti qui s'est imposé des règles strictes en matière de cumul de mandats, un parti dont les députés remettent 50 % de leur salaire, un parti  qui associe tous ses membres aux décisions à prendre.
Parce que l'éthique en politique est le rempart contre l'extrème-droite à qui profite le dégoût croissant de bons nombres d'électeurs pour le politique.

Ce 10 juin, on va voter pour la planète en ne nous laissant pas berner par ceux qui ont découvert les problèmes environnementaux à 40 jours du scrutin. On va voter pour un parti qui s'est forgé une connaissance de la question environnementale en la mettant au centre de son projet, un parti qui fera  passer toute décision gouvernementale par le filtre de l'empreinte écologique… 

Ce 10 juin, on va voter écolo.c518a11ac8977fad2e41c645843183f4.gif

Et vous ?

C'était l'Doudou!!

36ef0cc8bc9aafc92b7d285ff5dfdb28.jpgMons en fête comme chaque année. Pas de pluie puisque le Bon Dieu est Montois. Le Car d'or est monté jusqu'en haut, poussé par la force conjointe des hommes et des animaux. Magnifique spectacle, magnifiques fêtes... j'en ai encore des étoiles plein les yeux et mal à la tête :-)

15.05.2007

Elio Di Rupo refuse les débats tête de liste : par peur ou mépris ?

Communiqué d'Ecolo Hainaut: 

medium_logo_ecolo.2.gif

Les quatre semaines qui nous séparent du 10 juin doivent permettre aux électeurs de se faire un avis sur le programme des uns et des autres et sur les personnalités qui se proposent de le porter dans l’enceinte parlementaire. Dans ce cadre, les débats pré-électoraux organisés par les différents médias seront très utiles, pour autant que l’ensemble des candidats jouent le jeu, ce qui n’est pas le cas d’Elio DI RUPO qui se refuse à participer aux débats radio organisés pour les têtes de liste tant par BEL RTL que par Vivacité.

Est-il trop occupé par son cumul de fonction ? En tant que bourgmestre « en titre » de la Ville de Mons, président du Parti socialiste et Ministre-Président du Gouvernement wallon, il est vrai qu’il a déjà fort à faire. Sans doute la fonction de tête de liste pour les élections fédérales est-elle celle de trop pour M. DI RUPO.

A-t-il peur du débat contradictoire ? Il est vrai que les affaires carolo et que la situation socio-économique et environnementale de notre province ne doivent pas mettre à l’aise le président du parti qui règne quasi sans partage et depuis de longues années. Il aurait pourtant été intéressant d’entendre M. DI RUPO sur le sujet.

 Considère-t-il que l’enjeu et les électeurs hainuyers n’en vaillent pas la peine ? On pourrait en tout cas le croire face à cette attitude suffisante et à sa décision de ne pas participer à ces deux débats, qui s’annonçaient pourtant particulièrement éclairant quant aux options pour demain des uns et des autres. Il est évidemment plus facile de « jouer le dur » dans un débat sans enjeu direct face à un candidat venu de Flandre que de devoir répondre aux arguments de ceux qui vivent au quotidien dans le Hainaut.

 ECOLO invite le Président-Ministre-Président-Bourgmestre-empêché à revoir sa position sur ce sujet et à accepter de participer aux débats d’idées qui lui sont proposés dans le Hainaut. ECOLO, en tout cas, ne se défilera pas et est prêt à fixer un rendez-vous à sa meilleure convenance à Elio DI RUPO pour permettre aux électeurs de mieux mesurer les convergences et divergences entre les programmes de nos partis.

 Jean-Marc Nollet                           Juliette Boulet              

Tête de liste Hainaut                2ème effective Hainaut

 

 

30.04.2007

Aux mésanges

Vendredi, j'ai assisté à l’inauguration de la stèle commémorant le drame des mésanges. J'ai été trè touchée par cette visite et j'y ai consacré une partie de mon introduction qui a ouvert le Congrès fédéral Ecolo sur le thème des "Solidarités". En voici quelques lignes. 

"Quatre ans déjà que cet immeuble de logements sociaux a pris feu, emportant dans ses flammes sept personnes et laissant des familles dans le désarroi le plus total. Au-delà de l’émotion toujours aussi présente, subsiste, chez ces gens qui ont pour certain perdu leur maman ou leur fils ; de la colère ou du fatalisme et de l’incompréhension. 

Colère : les conditions de sécurité dans les logements sociaux n’étaient pas rencontrées : pas de portes coupe feu, pas d’extincteurs, pas d’alarme incendie. Les habitants avaient relayés la demande sans jamais avoir eu gain de cause. « le Conseil d’administration, m’expliquait un des habitants, c’était des gens qui venaient toucher leur jeton de présence, sans même parfois être là ! »

Colère aussi pour la façon dont ils ont été relogés, parfois dans des endroits complètement isolés, sans accès aux services publics, sans transports en commun.

Colère encore quand certains dossiers arrivaient subitement au dessus de la pile parce qu’ils avaient la carte du bon parti ou disposaient d’une connaissance bienveillante. Les autres, ils pouvaient bien attendre dans un logement temporaire. Du temporaire qui est devenu du permanent. 

Fatalisme : Fatalité à l’égard du politique. Quand on prononce ce mot, politique, ils sourient poliment. Qu’est ce qu’il peut encore signifier pour eux ? Ces politiques-là qui, après le drame avaient prononcé un discours ponctués de « plus jamais ça » et de « justice sera faite » ont aujourd’hui complètement déserté les lieux.

Si je m’attarde sur cette allée des oiseaux, c’est parce qu’elle met en évidence une réalité que certains ne veulent pas admettre. C’est peut-être qu’ils n’ont pas le temps de venir s’en rendre compte sur le terrain, trop occupés entre les diverses fonctions qu’ils occupent.

Et pourtant, quand on passe là-bas, on est frappé par le lien qui unit tous les habitants. Solidaires et accueillants. Ouverts à tout qui vient dans ces quartiers défavorisés. Pour peu qu’on les écoute, ils ont des choses à dire, des choses à nous apprendre des réalités que nous ne connaissons pas assez. Et puis, ils sont aussi les acteurs de demain. Ils ont, pour certains mon âge et c’est aussi avec eux que je veux pouvoir construire demain ; parce que Mons et la région du Borinage ne se feront pas sans eux.

 

 

07.04.2007

le droit au logement, c'est dans la Constitution!

Le 16 mars j’ai rejoins Ecolo et diverses associations qui organisaient une petite manifestation sur le Marché de Mons. On avait posé quelques tentes près d’un bâtiment provincial inoccupé afin d’attirer l’attention des passants. Action symbolique certes mais qui cache une question cruciale pour beaucoup de montois, de hennuyer et des Belges.

Le nombre de SDF a terriblement augmenté à Mons ces trois dernières années. En 2005 ils étaient une petite vingtaines et cette année si je me souviens biens des chiffres ils sont 54 à venir à la soupe de l’armée du salut les mardis et jeudis à la gare !

Face à cela il n’y a pas qu’une seule bonne réponse à apporter. Mais ce qui est sûr c’est que notre cher (ou chère ?) Bourgmestre ne fait pas du logement à Mons une de ses priorités.

Et pourtant, quand on écoute, quand on ouvre ses yeux aussi, on se rend compte des difficultés dans lesquels vivent certains.

A Mons, le nombre de lits pour l’hébergement d’urgence est tout à fait insuffisant (8 lits pour femmes et 8 lits pour hommes). Ces lits se trouvent en plus « hors des murs de la ville » un peu comme si on voulait repousser la misère ; ne pas la voir. Et le week-end, il n’y a tout simplement pas de logements d’urgence ; les portes sont fermées.

Pour quoi ne pas mettre en place « un lieu, en ville, ouvert tous les jours, où se réunir, se réchauffer, se concerter, reprendre peut-être un contrôle sur leur propre vie et s’organiser à partir de leurs réalités et leurs revendications » comme les sans-abri le revendiquent ? Ils demandent aussi « la constitution d’un stock de logements capables d’accueillir les sans-abri à tout moment et pour des périodes prolongées ». Ils voudraient  « que les droits individuels de chacun- octroi d’un prêt pour le paiement de la garantie locative dès la présentation d’un contrat de location, constitution de dossiers conformément à la loi- soient scrupuleusement respectés. »

A cette petite manif, on évoquait aussi la question de la possibilité de réquisitionner des immeubles délaissés (comme celui du Mess provincial à côté du carré des Arts) par la commune comme le code du logement wallon le permet. C’est le cas à La Louvière mais pas Mons !! On pourrait y créer du logement social durable ou de l’hébergement d’urgence.

Ils mentionnent encore la discrimination dans l’accès au logement notamment pour les demandeurs d’asile notamment qui les poussent à accepter les conditions des marchands de sommeil ainsi que le manque de réponses spécifiques pour les gens du voyage de passage dans notre ville. 

Toutes ces questions non résolues laissent des gens dans le froid et dans la solitude. Comment notre société peut-elle tolérer cela alors même que le droit au logement est énoncé dans l’article 23 de la constitution belge ?

Quelques propositions d’Ecolo sur le logement :

  • Faciliter l’accès au logement.
  • Augmenter les financements nécessaires à la construction et la rénovation de logements sociaux à Bruxelles et en Wallonie.
  • Réguler et soutenir le marché locatif privé afin de contenir la hausse des prix des loyers.
  • Tenir compte de la question énergétique dans le logement social.