25.06.2008
La maison de la Défense du Hainaut, à la rue des Capucins à Mons bientôt fermée
Pour ECOLO, le ministre De Crem se prive d’un outil essentiel de contact avec les jeunes !
C’est ce matin que le Ministre de la Défense nationale, Peter Decrem, a présenté sa note d’orientation politique au Parlement. C’est donc la note qui va lui servir de « fil rouge » pour les années qui viennent pour son action au sein du Gouvernement Leterme 1er.
Au-delà du fait que la note est très touffue et qu’il se dégage une nette rupture idéologique par rapport à son prédécesseur, avec une défense belge résolument orientée vers les opérations de combat à l’étranger, il y a aussi des petits détails qui ne nous ont pas échappés.
Et dans ceux-ci, il y est inscrit, en page 29 du document que « Les coûts des maisons de la Défense sont trop élevés et le concept manque d’efficience et d’efficacité. Le système des maisons de la Défense sera par conséquent supprimé »
La maison de la Défense du Hainaut, située à la rue des Capucins à Mons va donc fermer ses portes.
Pour Ecolo, cette décision est particulièrement regrettable. Non pas que nous rêvions, comme le Ministre Decrem, d’une armée belliciste ou engagée dans des combats sanglants. Mais bien, dès lors qu’il est évident que l’armée belge doit rajeunir ses cadres, que la carrière militaire est une opportunité d’emploi intéressante pour celles et ceux qui choisiraient la carrière militaire. Particulièrement dans une province comme celle du Hainaut où le nombre de jeunes sans emploi est trop élevé ;
Pourquoi se priver ainsi d’un contact direct avec les citoyens ? Les Maisons de la Défense n’offrent-elles pas une première information, un premier contact pour tout qui voudrait s’engager à l’armée mais aussi tout qui veut simplement en savoir plus ? Alors que la Défense est en manque cruel d’effectifs jeunes, la fermeture programmée des maisons de la défense n’est-il pas un mauvais signal ? N’y avait-il pas d’autres façons de corriger « leur manque d’efficience et d’efficacité ». Ce sont toutes questions que la députée Juliette Boulet posera prochainement au Ministre de la Défense.
La défense nationale, souvent appelée « la grande muette », n’aura donc jamais aussi bien porté son nom !
15:35 Publié dans Mon travail à la Chambre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : juliette boulet, pieter de crem, maison, défense, jeunes, mons, capucins
21.12.2007
Chattez avec les élus Ecolo et Groen ! en direct du Parlement

Le groupe ECOLO-GROEN! vous propose une séance de « chat » (dialogue en direct sur internet), depuis la Chambre, ce dimanche à partir de 14h à 16h ou plus si nécessaire.
Après qu’il n’ait pas été invité autour de la table des négociations, Ecolo assumera pleinement ses responsabilités dans une opposition qu’il veut utile, propositionnelle et vigilante quant aux intérêts de tous les Belges. Quant au Gouvernement, Ecolo constate avec inquiétude qu’aucun des Ministres ne semble s’être réellement soucié du programme qu’il mettra en œuvre, ne fut-ce que pour les trois mois à venir.
Vous avez des questions, des remarques, des suggestions ? Connectez-vous, Isabelle Durant, Jean-Marc Nollet, Tinne Vanderstraeten, Zoé Genot, Stefaan Van Hecke, Wouter Devriendt et d’autres mandataires vous répondront en direct et sans tabous. Jacky Morael aura le plaisir d'être médiateur des débats avec les citoyens.
Invitez-vous dans le débat sur la déclaration gouvernementale
Ce dimanche 23 décembre à 14h sur www.ecolo.be
J'en serai aussi alors... à dimanche???
17:30 Publié dans Mon travail à la Chambre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chat, ecolo, gouvernement, déclaration
20.12.2007
Une orange bleue sanguine?

Voilà, ça y est! Dimanche, on appuiera officiellement sur le "Stop" du compteur de la crise belge! Il a fallu que Guy Verhofstadt s'en mêle et accepte, malgré lui, d'être la belle-mère d'un Yves Leterme bien impuissant. Oui, Guy Verhofstadt commence son troisième règne mais celui-ci ne durera que trois mois (si tout va bien). « Ecolo- Groen! » sera donc le seul parti démocratique dans l'opposition avec le SP-a. Face à nous, nous aurons un gouvernement regroupant le MR et l'Open Vld, le CD&v (sans la NV-a?), un ministre CDh et le PS. Je suis curieuse de savoir quel genre de déclaration gouvernementale ils vont nous servir demain, mais jusque-là, nous leur accorderons le bénéfice du doute.
C'est, en effet, une bonne chose que nous puissions arrêter le compteur de la crise et passer d'un gouvernement en affaires courantes à un gouvernement en affaires urgentes;-) Mais il faut bien avouer que, vu de l'extérieur ce nouveau gouvernement a l'air essentiellement composé de personnes qui se sont d'abord battues pour leur propre portefeuille ministériel plutôt que pour mettre en place un projet de société qui prendrait soin du "portefeuille des citoyens" si je puis me permettre ce jeux de mots. Parce qu'en effet, les partis se sont rassemblés autour de la volonté "d'y être" sans savoir encore pour y faire quoi!!
Alors, ce gouvernement Interim doit nous montrer demain sa volonté de régler les affaires urgentes qui nous occupent. Espérons donc qu'il parlera du climat, des bas salaires, du coût de la vie qui ne cesse d'augmenter, du prix du mazout mais aussi de celui du bois, du charbon, de l'impact de la libéralisation de l'électricité, du chômage, de l'emploi, des enfants dans les centres fermés et de leurs conditions affreuses de détention, des prisons surpeuplées etc etc. Bref, ils ont du boulot pour les vacances de Noël et Nouvel an!!
La première chose que le gouvernement devra aussi régler c'est une facture: 80 000€ pour deux études commandées par le cabinet de Verwilghen pour voir comment contourner la loi de sortie du nucléaire! L'Inspection des Finances a remis un avis négatif sur le sujet et la Ministre sortante du budget a refusé de donner son aval. 80 000€ dépensés sans aval du gouvernement, pour deux études!!!! Ecolo-Groen! a proposé d'utiliser ce genre de montants pour financer de la recherche sur les énergies renouvelables plutôt que sur le moyen de contourner la loi de sortie du nucléaire.
Enfin, je dois vous avouer qu'il a fait très calme ces deux derniers jours au Parlement Fédéral. Pas beaucoup de députés sur les bancs pour les discussions sur le fond Mazout ou sur les finances des partis politiques. Maintenant que la crise est finie, on dirait que l'hémicycle n'a plus aucun intérêt!
Et, si vous avez un nom pour cette coalition, n'hésitez pas à me la communiquer, lâchez-vous!
18:19 Publié dans Mon travail à la Chambre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parlement, guy verhofstadt, gouvernement, belgique, MR, Vld, CDh
17.12.2007
Zéro Tolérance pour la violence faite aux femmes; ma question à la Minsitre de la justice; sa réponse

Juliette Boulet (Ecolo-Groen!): Monsieur le président, madame la ministre, ces dimanche 25 et lundi 26 novembre 2007, des femmes et quelques hommes défilaient dans les rues de Charleroi et de Mons pour la Journée du refus de la violence faite aux femmes.
La circulaire "tolérance zéro" est d'application partout en Belgique depuis 2006 mais si elle est effective sur le papier, on voit que, sur le terrain, de nombreuses lacunes subsistent. Madame la ministre, j'aurais dès lors voulu vous poser quelques questions sur le sujet et avoir quelques éclaircissements.
Qu'en est-il des suites données aux plaintes ainsi que de la prise en charge à long terme de ces femmes, parfois accompagnées de leurs enfants? Le nombre de logements d'urgence dans des foyers ou des refuges ne semble pas être suffisant pour recevoir des familles blessées. À Mons, aucune structure spécifique n'est prévue pour accueillir des femmes battues avec leurs enfants, principalement à long terme.
La protection de la victime lorsque l'auteur des violences est interdit d'accès au domicile demande un déploiement de moyens dont la police ne dispose pas en suffisance. Trop souvent, par manque de ces moyens, ce sont les victimes qui quittent le domicile conjugal plutôt que l'auteur des faits. Quels moyens envisagez-vous de mettre en place pour enrayer cette situation?
Il réside une lacune dans l'accompagnement à long terme de ces victimes de violence conjugale et de leurs enfants. Or, cet accompagnement est vraiment indispensable afin qu'elles puissent reprendre une vie normale. La circulaire ne s'exprime que très peu sur l'accompagnement à long terme et il serait dangereux de sous-estimer l'existence des violences morales et psychologiques qui sont plus difficiles à détecter et à prendre en compte au niveau judiciaire. Quelles améliorations envisagez-vous à ce sujet? Après cette manifestation, j'ai d'ailleurs reçu un appel d'une femme victime de violences morales qui, depuis des années, n'osait pas en faire part et avait même peur de prendre contact avec des associations.
Enfin, aucun outil statistique ne semble mis en place afin de pouvoir procéder à une évaluation nationale et locale de l'effectivité de l'application de la circulaire. Après un an d'application de cette circulaire, de quelle façon comptez-vous évaluer celle-ci et sur la base de quels chiffres? À Mons, on a tenté de mettre en place un semblant de statistique mais cela apparaît vraiment très difficile. Dans le cas où ces chiffres seraient disponibles, pourrions-nous y avoir accès?
Laurette Onkelinx, ministre: Monsieur le président, chère collègue, à titre personnel et non en ma qualité de ministre, je vous dirai que j'ai participé à cette manifestation à Charleroi. Vos collègues plus anciens le savent, s'il y a bien un domaine dans lequel j'ai toujours énormément travaillé, c'est celui de la lutte contre les violences conjugales, quelles que soient mes compétences. J'ai lancé en Belgique le premier Plan national d'action contre les violences dont les femmes sont victimes, en y associant l'ensemble des gouvernements de ce pays.
Je ne reviendrai pas sur tout le travail qui est réalisé, sur la tolérance zéro que nous avons imposée en collaboration avec le Collège des procureurs généraux, mais j'en viendrai précisément à vos questions.
D'abord, l'accompagnement des victimes sur le long terme est, pour moi, la question essentielle. Je le souligne. En effet, sans accompagnement à long terme, la prévention ne se fera pas, on organise un retour programmé à la violence et on aboutit à une inefficacité absolue. En Belgique, on peut peut-être souligner le manque de structures spécifiques pour accueillir les familles en difficulté.
Cela dit, des efforts ont été réalisés par les Régions et Communautés puisqu'il ne s'agit pas d'une compétence fédérale. Je dois simplement renvoyer vers mes collègues qui font des efforts et qui investissent en la matière, mais c'est encore un domaine prioritaire pour l'avenir.
Par ailleurs, des éléments d'évaluation de la circulaire que nous avons réalisée, il apparaît nécessaire aussi d'améliorer la concertation locale pour ce qui concerne les initiatives sociales qui se développent, et indispensable de rendre plus facilement les services d'aide accessibles et disponibles pour les victimes quand celles-ci se trouvent dans des situations de crise.
La protection de la victime reste évidemment un élément essentiel. En concertation avec l'Institut pour l'égalité hommes-femmes, différentes initiatives nouvelles ont été lancées dans le cadre du plan d'action 2004-2007, en vue, par exemple, d'améliorer l'information à fournir sur la loi relative à l'attribution du logement familial au conjoint victime de violences.
Dans le même ordre d'idées, je tiens à souligner le développement d'initiatives locales qui me paraissent de nature à améliorer la protection des victimes. Je citerai comme exemple le projet "Basta" à Louvain; il est basé sur un système électronique qui vise à améliorer la sécurité en permettant notamment à la police d'intervenir très rapidement, mais qui aussi favorise la mise en place d'une aide spécifique adéquate. Ce projet a été préparé en collaboration avec tous les acteurs de terrain concernés. S'il donne de bons résultats, ce modèle pourrait être étendu à d'autres arrondissements dans le cadre du plan d'action national qui vise à faire connaître et étendre les bonnes pratiques qui se développent à divers endroits.
Enfin, contrairement à ce que vous dites dans votre question, une circulaire spécifique du Collège des procureurs généraux a été prise pour l'enregistrement des données statistiques judiciaires et policières afin de pouvoir évaluer la problématique de la violence conjugale de manière précise. J'avais vraiment regretté, en arrivant à ce ministère, que de telles statistiques étaient inexistantes. Nous avons donc organisé l'enregistrement. À l'heure actuelle, la circulaire est en cours d'évaluation par les statisticiens du Collège des procureurs généraux et par les services de politique criminelle.
Un premier rapport intermédiaire très partiel a été rédigé en juin 2007. Il fait apparaître que 37.881 affaires de cette nature ont été enregistrées entre le 3 avril et le 31 décembre 2006. Il apparaît également que le recours à la médiation est très faible puisqu'il ne concerne que 1,64% des dossiers. D'autres analyses sont nécessaires pour donner une image globale du phénomène en question.
Ce travail très précis est en cours de réalisation et dès qu'il sera terminé, je pense qu'il serait intéressant d'en discuter en commission de la Justice, que ce soit avec moi ou avec mon successeur, pour tirer des conclusions afin de pouvoir peut-être prendre de nouvelles initiatives.
Juliette Boulet (Ecolo-Groen!): Madame la ministre, je vous remercie pour votre réponse. J'avais le sentiment que ce moyen d'évaluation n'était pas très efficace. Des partenaires de Vie féminine ont indiqué que le policier qui enregistrait la plainte devait l'encoder lui-même, ce qui n'était pas toujours fait. C'était aussi une des premières critiques qui avaient été émises lorsque l'expérience avait été menée uniquement à Liège.
Laurette Onkelinx, ministre: Nous verrons s'il y a des critiques ou pas. Avant, il n'existait aucun outil statistique; la violence conjugale était assimilée à la violence sur les personnes. Nous avons beaucoup travaillé pour définir la notion de violence conjugale, pour obtenir une automatisation dans l'enregistrement. Les premiers effets se font sentir. Je suis évidemment ouverte à toute amélioration en la matière. Essayons déjà d'évaluer correctement le système avec la police et la justice, puis nous verrons si nous pouvons améliorer l'outil.
Juliette Boulet (Ecolo-Groen!): Ce sont souvent les victimes des violences conjugales qui quittent le domicile. On se dit alors que ces personnes sont doublement victimes puisqu'elles doivent en plus quitter leur domicile par crainte d'être à nouveau battues. Un travail important doit encore être accompli à ce niveau-là avec la police.
17:50 Publié dans Mon travail à la Chambre, Mons | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, violence, Ecolo, tolérance, zéro, Mons, vie féminine
Vote sur la résolution "Accords de partenariat économique" en séance plénière
Aux dernières nouvelles, je vous faisais part de notre volonté de travailler davantage sur la résolution APE du Sénat et aller plus loin que celle-ci. J’ai donc réintroduis des amendements dont le principal demandait le report de la signature. Non sans savoir que c’était aussi le souhait fort émanant des conclusions du sommet UE-ACP, cette demande du report avait aussi pour but de « soutenir les pays africains dans leur demande ». J’avais, effectivement lu que les pays africains craignaient que les accords "intérimaires" déjà signés au forceps ne soient pérennisés, auquel cas leur révolte aura été vaine, à moins que les politiques de chaque Etat européen ne viennent à la rescousse de leurs "amis" africains.

Ce qui s’est passé en plénière fut pour le moins « cacophonique » :
C’est tout d’abord le PS qui a voté contre nos amendements alors qu’ils avaient dit qu’ils suivraient puisqu’ils étaient co-signataires de ma résolution. Ils ont alors demandé au Président de recommencer les votes !! Pour la suite le Patrick Moriau a regardé comment je votais puis il a donné ses ordres à son groupe et ils ont votés comme nous (ainsi que le SP-a)
Pour les trois autres amendements introduits, tous les autres partis ont votés favorablement !! Deux amendements ne suscitaient pas de polémiques, ils demandaient juste plus de transparence et de bonne gouvernance. Mais celui qui suit peut susciter quelques questions :
« Pour les pays qui bénéficieront du report de la signature, de soutenir la définition d’un régime commercial fondé sur l’asymétrie et l’équité, dans le respect du principe de souveraineté alimentaire, afin de réduire la fracture économique entre UE et ACP, et de respecter et améliorer le principe de « traitement spécial et différencié » accordé par l’OMC et reconnu par l’Accord de Cotonou »
Donc, le MR et le VLD, CD&v et CDH ont voté cet amendement or, juste avant ils refusaient l’amendement lié à celui-ci demandant explicitement le report !! Je pense que ça montre surtout le manque d’intérêt pour la question ainsi que le manque de préparation. Ils ne l’auraient pas voté s’ils avaient lu convenablement….
Donc c’est juste un peu plus décousu comme texte final. Avec le vote qu’ils ont fait ils auraient pu quasiment accepter mon texte de départ ; il était plus construit, plus précis. On aurait donc pu travailler dessus plutôt que d’aller directement vers celui du CD&V mais je pense qu’il ne s’agissait que de jeux politiciens…. Sans plus..
16:29 Publié dans Mon travail à la Chambre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Accord partenariat économique, APE, vote, chambre, plénière, Ecolo
21.11.2007
Ma dernière question sur Birmanie et la réponse de Flahaut
En fait, j'adressais ma question à la Minsitre de la Justice sur le cas des réfugiés Birmans ayant déposé plainte en Belgique contre TOTAL grâce à la loi de compétence universelle. Il s'avère que c'est le Minsitre Flahaut qui s'en est chargé, le mari de Mme Onkelinx travaillant pour TOTAL, il y avait conflit d'intérêt.
Ma question:
Question orale de Madame Juliette Boulet, députée fédérale à Madame Onkelinx, Ministre de la Justice sur l’état du dossier des réfugiés birmans.
Madame la Ministre,
Je me permets de réitérer des questions qui vous avaient déjà été maintes fois posées par ma collègue Muriel Gerkens avant les affaires courantes, concernant le dossier de réfugiés birmans en Belgique. Il me semble qu’aujourd’hui, il est plus pertinent que jamais que la Belgique solutionne ce dossier. Vous aurez, comme moi, vu et suivi avec attention mais aussi avec horreur ce qui se passe encore aujourd’hui en Birmanie. Les dernières images diffusées sur CNN font froid dans le dos quant à la répression de la junte infligée aux opposants du régime.
Dès lors, permettez-moi de vous faire part de mes inquiétudes quant aux derniers rétroactes de la plainte des réfugiés contre TotalFina. (Je reprends ici des propos de ma collègue Gerkens tenus en mars 2007
« Le 27 mars 2007, la Cour de cassation a de nouveau interrompu l’instruction de la plainte déposée par des réfugiés birmans contre TOTALFINA pour complicité de crimes contre l’humanité. Ainsi assiste-t-on évidemment à un nouvel épisode de notre incapacité à concrétiser notre volonté d’agir via la loi de compétence universelle. » A ce moment, le gouvernement disposait d’un pouvoir d’injonction qu’il utilisa positivement en Avril afin que ce réfugié birman puisse bénéficier du droit que notre Constitution lui reconnaît, celui de déposer une plainte – comme tout citoyen belge – qui pouvait être examinée sur la base de la loi de compétence universelle.
Aujourd’hui, ce sujet est plus que jamais, malheureusement, d’actualité. TOTALFINA a même rassuré ses investisseurs sur le fait que les soulèvements de la population n’affectaient en rien l’activité économique de l’entreprise.
J’aimerais connaître l’état d’avancement de ce dossier : l’instruction est-en cours ? Est-elle en voie d’être clôturée ?Je vous remercie de votre réponse.
La réponse de Flahaut: (Pour une fois, une question écrite obtient une réponse en deux jours! Il faut en moyenne un à trois mois pour recevoir une réponse):
Avant tout, je suis, comme vous, interpellé par les violations des droits de l’homme par la junte birmane, violations dont nous avons été témoins par les canaux de la presse, et qui défient le sens moral universel.
Par ailleurs, je voudrais vous rappeler que ma Collègue de la Justice s’est récusée dans l’affaire que vous citez, et que tout commentaire de sa part sur la recevabilité ou non de la plainte serait inopportun. Il me revient, dans ce cadre, de répondre à votre question.
En fait, suite à l’injonction positive que j’ai adressée au Procureur fédéral (ma compétence se limite à cette injonction), le Parquet fédéral a saisi la Chambre des Mises en Accusation près la Cour d’Appel de Bruxelles, afin que celle-ci se prononce sur la recevabilité de l’action publique dans ce dossier. A ma connaissance, la Chambre des Mises a entamé l’examen de cette affaire le 24 octobre et le poursuivra à la fin de ce mois-ci et à la mi-décembre.
15:50 Publié dans Mon travail à la Chambre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : birmanie, flahaut, onkelinx, réfugiés birmans, Total
01.11.2007
Des athlètes se lèvent avec ECOLO et Groen! pour le respect des Droits de l’Homme
Le 8 août prochain débuteront à Pékin les Jeux Olympiques d’été. Dans le cadre de leur candidature pour l’organisation de ces Jeux, les autorités chinoises avaient déclaré que l’organisation des Jeux s’accompagnerait d’une amélioration de la situation en matière de droits de l’homme. Quelques mois avant le début de ces jeux, il semble que cette promesse ne se soit que très partiellement concrétisée.
ECOLO et Groen ! demandent que le gouvernement belge fasse pression sur les autorités chinoises pour que cette situation s’améliore rapidement. Nous demandons également avec insistance au COIB et au CIO d’adopter une attitude éthique conséquente à l’occasion des Jeux. Aux athlètes qui iront à Pékin, il est enfin demandé d’exprimer collectivement leur soutien aux droits de l’homme. Cette position est formalisée dans un projet de résolution déposée par des parlementaires ECOLO et Groen !
En appui à ce projet de résolution, les membres ECOLO-Groen ! de la Commission des Affaires Etrangères demanderont à celle-ci d’organiser dans un délai assez court des auditions relatives à la question « Jeux Olympiques et Droits de l’homme ». L’avis d’organisation comme Amnesty International, Human Right’s Watch ou Reporters sans Frontières, celui de représentant(e)s des athlètes, du COIB ou des médias qui couvriront l’événement, ainsi que de représentants syndicaux et de spécialistes des questions environnementales (WWF), ne pourra qu’enrichir ce projet de motion et contribuer à une sensibilisation et à des actions concrètes en vue de promouvoir les Droits de l’Homme en Chine.
Les athlètes belges qui participeront aux JO sont sensibles à ces questions et souhaitent également apporter leur soutien aux citoyens chinois victimes du non-respect de leurs droits élémentaires. Veerle Dejaeghere et François Gourmet ont accepté de parrainer cette initiative et encourageront dans les prochaines semaines leurs collègues athlètes belges et étrangers à les rejoindre et à s’engager pour des Jeux Olympiques plus respectueux des droits humains.
23:25 Publié dans Mon travail à la Chambre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jeux olympiques, pékin, athlètes, ecolo, groen!, droits de l'homme, liberté de la presse
question écrite sur Birmanie
Question écrite de Juliette Boulet, Députée fédérale, au Ministre de l'Economie, de l'Energie, du Commerce extérieur et de la Politique scientifique, Monsieur Marc Verwilghen, sur la présence d’entreprises belges telles qu’ une certaine entreprise de transaction financière en Birmanie.
Malgré l’accalmie apparente, la situation reste extrêmement tendue en Birmanie. Selon plusieurs sources, le nombre de personnes décédées suite à la répression brutale des manifestations pacifiques serait supérieur à la cinquantaine et plusieurs centaines de personnes seraient arrêtées depuis le début des manifestations. La répression vis-à-vis des groupes de l’opposition s’intensifie au fur et à mesure que l’attention des médias diminue.
Des nombreux rapports officiels et indépendants, notamment ceux de l’OIT, ont suffisamment mis en évidence le recours systématique du régime en place au travail forcé. Ces mêmes rapports font également état du fait que les investissements et activités économiques des entreprises occidentales ne bénéficient guère aux populations, permettent l’enrichissement illicite des cercles du pouvoir et assurent la consolidation de la répression militaire de la junte.
La confédération syndicale internationale (ITUC) mène en ce moment une enquête sur les activités des entreprises occidentales en Birmanie dont les résultats préliminaires mettent en évidence une liste d’entreprises très actives en Birmanie dont une entreprise belge de transaction financière.
Le lundi 15 octobre le Conseil européen a décidé d’élargir les sanctions économiques adoptées à l’encontre de la Birmanie, à l’exception notable du gaz qui constitue pourtant l’une des sources d’argent frais principales de la junte (selon les aveux de la firme Total, elle a versé à elle seule environ 350 millions d’euros aux autorités birmanes pour la seule année 2006). C’est pourquoi la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), en conformité avec les dispositions prévues par la Charte des Nations Unies, propose de geler sur un compte fiduciaire séquestré les versements liés aux revenus de l’exportation du gaz. Comme l’affirme la FIDH, cette initiative présente des avantages considérables : elle oblige à la négociation, ce que la junte a toujours refusé depuis près d’une vingtaine d’années. En outre, elle ne lèse ni le client thaïlandais EGAT qui continuera à bénéficier des approvisionnements énergétiques birmans, ni la population birmane qui aura enfin quelques retombées positives de l’exploitation de ces ressources. Dernier avantage, ceux qui s’opposent pour diverses raisons à une politique de sanctions envers le régime birman seront certains de ne pas léser la population.
Le Ministre n’ignore pas qu’en dépit des avertissements et des sanctions répétées de la communauté internationale la junte militaire birmane continue à violer brutalement les droits fondamentaux en Birmanie. Le Ministre n’ignore pas non plus les différentes actions entreprises par des ressortissants birmans en Belgique et ailleurs pour que les multinationales occidentales cessent d’investir et faire du commerce avec la Birmanie tant qu’une transition démocratique ne sera pas amorcée.
C’est pourquoi j’aimerais demander au Ministre des réponses aux questions suivantes :
a- Quelles mesures supplémentaires envisage le gouvernement en vue de décourager les particuliers et les entreprises belges se rendre et à investir ou exporter des biens et services en Birmanie ?
b- De quelles informations dispose le gouvernement et l’administration sur les activités économiques d’une firme belge de transaction financière en relation avec la Birmanie ?
c- Pouvez-vous nous informer si des entreprises déployant des activités en Birmanie ont reçu des soutiens publics à l’investissement ou à l’exportation, y compris des crédits à l’exportation via l’Office Nationale du Ducroire depuis 2003 ?
d- Combien d’entreprises ont souscrit des contrats d’assurances du Ducroire en Birmanie depuis dix ans, pour quels montants et quels sont les domaines d’activités de ces entreprises ?
e- Auriez-vous l’obligeance de nous transmettre ces contrats ?
f- La Belgique envisagerait-elle de soutenir explicitement la proposition de la FIDH visant à créer un compte fiduciaire séquestré des revenus des exportation du gaz de Birmanie ?
Juliette Boulet
16/10/07
23:00 Publié dans Mon travail à la Chambre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Birmanie, entreprises belges, interpellation
Ma première interpellation sur la Birmanie
Une étape supplémentaire vient d’être franchie au Myanmar ce matin. En effet, la junte militaire birmane en place rassemble les chars et lance un appel à ne pas manifester, comme un dernier avertissement aux nombreux citoyens et bonzes qui défilent depuis plus d’une semaine dans les rues de Rangoon et de Mandalay.
Pour rappel, la révolte pacifique des citoyens Birmans et des bonzes a commencé le 19 août pour dénoncer la vie chère après une forte hausse des prix du carburant. Ces manifestations incarnent plus profondément le mécontentement ancien à l’égard du régime militaire au pouvoir. Ce régime traite sa population comme des esclaves, consacre 40% de son budget à l’armée et réserve les recettes de ses activités économiques pour ses dirigeants.
Notre crainte aujourd’hui est que le bain de sang de 1988 ne se reproduise. Lors de ces manifestations pacifistes, la junte militaire avait infiltré les rangs des moines bouddhistes et provoqué des troubles au sein des manifestants justifiant ainsi une intervention militaire. Les informations qui nous parviennent aujourd’hui nous font craindre que la même stratégie se répète.
Comment se fait-il que la Belgique ne se soit pas encore indignée et n’ait pas encore interpellé l’UE mais aussi et surtout comment se fait-il qu’en tant que Ministre des relations extérieures et membre non permanent du conseil de sécurité de l’ONU, vous n’ayez pas encore demandé la convocation en urgence du Conseil de Sécurité des Nations-Unies afin que celui-ci prenne ses responsabilités et soutienne l’opposition légitime et courageuse de la population et des moines Birmans ?
Avez-vous oublié, Monsieur le Ministre, les résolutions adoptées par le Parlement belge, les recommandations du Bureau International du travail, les mesures restrictives décidées par l’UE et les échecs répétés des tentatives de négociations avec les représentants de la junte via l’UE ?
N’est-il pas temps d’oser soutenir cette population contre une dictature militaire des plus extrêmes qui sévit depuis 19 ans ?
25 septembre 2007
Juliette Boulet,
Députée fédérale Ecolo
Groupe Ecolo-Groen!
22:54 Publié dans Mon travail à la Chambre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : birmanie, interpellation, ministre des affaires étrangères, bonzes, moines, dictature



