27.10.2009

Plan de restructuration à la défense: arrêter ce stratégo!

 

Au-delà de toutes les déclarations que j'ai déjà faites dans la presse, à la télé, à la radio, je n'ai pas encore pris le temps de poster un article sur mon point de vue et celui de mon parti sur la « finalisation de la transformation » de Peter De Crem.

 

Je suis allée manifester la semaine dernière à Arlon avec le personnel de la Défense. C'était suffisamment « historique » pour que je me déplace dans ma contrée natale et que j'aille soutenir les familles des militaires.

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A Arlon, les membres des partis de la majorité se sentaient libres de dire tout le mal qu'ils pensaient du « plan De Crem ». Et puis, le lendemain, pendant que nous débattions de ce plan de réduction des infrastructures militaires en Belgique, on apprit que le kern (composé du 1er Ministre mais aussi de tous les vice-premiers ministre de la majorité) approuvait le plan du Ministre de la Défense. Ça n'était donc plus le « plan De Crem » mais bien celui de la majorité.

 

J'étais stupéfaite ! Comment, les membres de la majorité avaient-ils laissés approuver ce plan par leurs vice-premiers (Didier Reynders pour le MR, Joëlle Milquet pour le CDh et Laurette Onkelinx pour le PS) alors qu'ils criaient « au loup » en commission !

 

Pour moi et dans ces conditions, je considère que la majorité se moque du personnel de la Défense, des familles et des demandes des syndicats ainsi que de nous, membres de l'opposition, qui étions décidés à travailler main dans la main avec la majorité pour avoir des éclaircissements sur le plan de restructuration de la défense nationale.

 

Sur les conséquences du Plan Défense :

 

Le ministre dit s'inscrire dans des contraintes budgétaires mais il manque des chiffres et se base sur des hypothèses difficiles à vérifier, qu'il s'agisse du recrutement et des départs. Comment recruter dans le Hainaut ou la province du Luxembourg alors que la Défense déserte ces régions ?

 

D'autres questions me sont aussi venues à l'esprit en travaillant sur le dossier :

Si le ministre désire effectivement  se soumettre aux contraintes budgétaires fixées par le gouvernement, peut-il nous dire si le déménagement de Bierset sera rentable puisqu'il faudra construire à Beauvechain des logements et des hangars ?

Combien va coûter l'abandon de Stockem, où certains chiffrent les dernières rénovations effectuées à 54 millions ?

Combien coûteront les déménagements de Bastogne ou d'Arlon vers Bourg-Léopold ou vers Brasschaat ?

Personnellement, je refuserai que la Défense réalise des économies sur le dos de son personnel. Les militaires sont des êtres humains, et leur engagement est plus qu'un choix professionnel, c'est un choix de vie de famille.

Mais, quelles sont les possibilités de mutation, de prise en charge des déplacements, de création de nouveaux logements dès lors que les familles devront muter à l'autre bout de la Belgique ? Je pense qu'il fallait effectivement faire des économies d'échelle, des économies d'énergie, mais il ne faut pas que cela se fasse au détriment du personnel, qui se sent abandonné.

 

Une concertation est prévue de manière fréquente avec les syndicats mais, pour l'instant, elle est assez décevante aux dires de ces derniers. De nombreuses questions se posent sur la mise en application du plan et les conséquences que cela aura sur le personnel, pour les déplacements, la mutation, les logements... L'impact sur la vie des communes est important et, malheureusement, cela n'a pas été préparé suffisamment.

 

Or, la concertation sera aussi nécessaire pour la réaffectation des infrastructures abandonnées par la Défense. Certains équipements collectifs présentent de réelles opportunités pour des communes, pour des Régions. On pourrait créer du logement, par exemple comme ce fut le cas à Fribourg avec les casernes Vauban.

 

Enfin, je trouve important de se situer aussi, et en parallèle dans une optique de questionnement de l'avenir de la Défense nationale à l'horizon 2025-2050. Le ministre l'a vaguement évoqué dans son intervention mais n'a pas tracé de pistes de réflexion. « On observe un revirement dans l'affectation des moyens publics. Nous entrons dans une période où de nombreux conflits auront sans doute une nouvelle origine. Nous sommes confrontés au vieillissement, aux défis climatiques, à des conflits intérieurs et extérieurs, à des conflits régionaux et mondiaux, à la question de l'eau et des énergies anciennes et nouvelles. » Je crois, personnellement que la défense nationale peut être proactive et se poser d'ores et déjà les questions de sa plus-value dans cette nouvelle configuration des défis de la planète.

lire l'article paru dans La Libre

 

20.10.2009

Une fleur pour les femmes du Congo

Petit souvenir de l’action « Une fleur pour les femmes de RDC » organisé par une coalition d’organisations. Par cette action, la coalition « Tous ensemble pour la cause des femmes en RDC » voulait rappeler aux parlementaires à l’occasion de leur rentrée ce mardi 13 octobre, l’importance de garder une attention soutenue aux femmes victimes de viols et de violences sexuelles en RDCongo.

 

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30.09.2009

Honduras: Le ministre des affaires étrangères n'a pas reçu la lettre de son homologue du Honduras, alors que je l'ai en mains!

Alors que la situation ne fait que s'empirer au Honduras, j'ai été bien surprise par la réponse du Ministre à mes questions!

Lire l'intervention complète.

Ma première remarque tendait à dénoncer le paradoxe de la position de la Belgique par rapport au putsch qui se passe au Honduras.

Je souhaite attirer l'attention du ministre des Affaires étrangères sur le fait que, voici quelques jours, le conseil des droits de l'homme à l'ONU, par la voix de son président, le Belge Alex Van Meeuwen, avait décidé d'interdire l'accès à l'ambassadeur du Honduras, puisque ce diplomate faisait allégeance au nouveau gouvernement de Roberto Micheletti, et étant donné que ce dernier est condamné par la communauté internationale. Le ministre belge des Affaires étrangères a reçu un courrier de son homologue du Honduras signifiant la destitution de l'ambassadeur à Bruxelles, Ramon Custodio, à cause de son appartenance à la bande putschiste. La Belgique ne devrait-elle pas réclamer les lettres de créance à cet ambassadeur? Il est en effet spécifié que celui-ci ne représente plus le gouvernement de droit du Honduras. Comment se fait-il que ceci n'ait pas encore été fait, et que celles-ci soient toujours présentes sur notre territoire?

Voici ce que me répond Olivier Chastel au nom du Ministre Leterme:

M. Ramón Custodio Espinoza a été installé ambassadeur de Honduras à Bruxelles le 25 septembre 2007. Le département des Affaires étrangères n'a pas reçu de notification officielle par la voie diplomatique à propos de la destitution de M. Ramón Custodio Espinoza et, début septembre, une copie officieuse de la lettre de Mme Patricia Rodas Barca, que vous mentionnez dans votre question, a été envoyée indirectement au ministre des Affaires étrangères. Cette lettre datait du 7 juillet 2009 et il apparaît impossible pour le ministre des Affaires étrangères de prendre une mesure radicale, comme l'expulsion d'un ambassadeur accrédité, en se basant sur une copie d'une lettre officieuse. Le ministre Leterme veut néanmoins répéter clairement que de facto il n'y a pas eu de rapports avec l'ambassadeur Ramón Custodio Espinoza après le 28 juin 2009 et, ce, en parfaite conformité avec les accords passés au sein de l'Union européenne.

En "off", j'apprends qu'ils ont reçu cette lettre via la copie jointe que je leur ai envoyée!! INCROYABLE!

Trouvez-vous que ça ressemble à une lettre officieuse? Visiblement, la Ministre des affaires étrangères n'a pas respecté la procédure pour faire savoir à la Belgique et à l'Europe que l'ambassadeur Custodio ne représentait plus le Honduras!

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20.07.2009

Annemie Turtelboom ou la dernière provocation!

Avez-vous vu la bannière du site d'Annemie Turtelboom? Est-ce une denrière provocation avant de prendre ses nouvelles fonctions? Ou pour pointer ses futures priorités?

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Pour voir l'image en grandeur nature: http://www.annemieturtelboom.be/
Vous pouvez peut-être lui laisser un petit message! ;-)

17.07.2009

Conflit à Bridgestone Frameries: plus d'un mois de grève

Extrait de la question que j'ai posée à Joëlle Milquet, Ministre de l'Emploi hier après-midi en séance plénière sur la situation des travailleurs à Bridgestone Frameries après un mois de grève.

Juliette Boulet (Ecolo-Groen!): (…)Sur votre initiative, la direction a participé pour la deuxième fois à une conciliation mise en place avec les travailleurs. Ce fut un échec et nous ne connaissons toujours pas la date de la prochaine conciliation. En attendant la direction s'est fendue d'une sortie dans la presse qui a eu comme seule conséquence de remettre de l'huile sur le feu.

J'ai également appris que vous aviez rencontré la direction de Bridgestone à sa demande.Que s'est-il passé pendant cette rencontre, madame la ministre?

Avez-vous l'intention de rencontrer la délégation syndicale et une délégation de travailleurs?

Cette entreprise fait de larges bénéfices qu'elle rétribue à son conseil d'administration qu'elle rémunère grassement. Elle bénéficie d'énormément d'intérêts notionnels (600.000 euros pour cette année), de réductions de cotisations sociales, etc. Visiblement, la conciliation sociale est totalement bloquée. Quand la troisième conciliation sociale aura-t-elle lieu? Quel est l'espoir de sortie de crise au niveau de la sécurité d'emploi entre la direction et les travailleurs par rapport à la convention collective pour Bridgestone Framerie.

Joëlle Milquet, ministre: (…) Je me suis employée à nouer des contacts moins connus, encore ces derniers temps, pour tenter de parvenir à une  situation évolutive de part et d'autre, au moins d'un côté. Vu les derniers contacts, il est probable que des propositions permettant de sortir de ces deux positions tranchées puissent être déposées rapidement, peut-être demain, par le conciliateur social, sur base de nos derniers contacts. Il convient donc de se montrer très prudent et d'éviter toute déclaration intempestive: la presse n'aide certainement pas dans ce type de conflits.

Juliette Boulet (Ecolo-Groen!): Madame la ministre, je vous remercie pour ces réponses. En effet, nous resterons attentifs à ce qui se passera demain. Le but de poser cette question aujourd'hui était qu'il ne fallait pas que tout cela tombe dans l'oubli à cause des vacances. En effet, cent-quarante travailleurs ne travaillent plus et se trouvent dans une situation extrêmement difficile, tant humainement que financièrement. Une solidarité forte se crée entre eux et nous devons être capables de la relayer. Je suivrai donc ce qui se passe demain. Dans le cas où les choses se passeraient mal ce que nous ne souhaitons pas­, je vous inviterais à recevoir une délégation syndicale et une délégation de travailleurs afin d'entendre leurs points de vue. Je suis parfaitement d'accord sur le fait que des déclarations paraissant dans la presse ne font qu'ajouter de l'huile sur le feu. Le problème doit pouvoir se résoudre avec les outils en notre possession.

30.06.2009

Iran: Condamner la répression du mouvement citoyen

La Belgique et l'Union Européenne doivent condamner avec la plus grande fermeté la répression du mouvement citoyen

 

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La mobilisation massive des Iraniens contre l'annonce de la réélection du président sortant le 12 juin dernier a fait l'objet d'une répression particulièrement brutale. Elle se poursuit à l'heure actuelle par l'intimidation et la détention de centaines de personnes.

La volonté manifeste du régime en place de mater ce mouvement de contestation et d'asseoir son emprise sur l'ensemble des institutions par la violence est profondément choquante. A l'heure où le régime entend normaliser la situation pour faire oublier les événements des deux dernières semaines, il est plus que jamais nécessaire que la Belgique et l'Union Européenne fassent preuve de fermeté vis-à-vis du gouvernement iranien.

Dans cette optique, Ecolo exprime sa pleine solidarité avec la mobilisation citoyenne en cours et demande au gouvernement belge de porter au niveau du Conseil Européen les revendications suivantes :

- compte tenu des sérieux indices de fraude électorale, les résultats annoncés des élections ne peuvent en aucun cas être reconnus par l'Union Européenne.

- L'UE doit par ailleurs demander la cessation des violences à l'encontre des manifestants, la libération de ceux qui sont encore détenus et la liberté d'accès et d'activité des médias qui couvrent la situation actuelle sur place.

Ecolo demande également au gouvernement belge de plaider pour qu'une enquête sous l'égide des Nations Unies fasse la lumière sur les graves violations des droits fondamentaux perpétrées la semaine dernière en Iran.

Ecolo ne manquera pas de porter ces revendications lors de la séance constitutive du Parlement Européen la semaine du 13 juillet.

 

Isabelle DURANT, Co-présidente et sénatrice

Juliette BOULET, Députée fédérale

26.06.2009

Bridgestone: être aux côtés des travailleurs

Juliette Boulet (Ecolo-Groen!): Monsieur le président, madame la ministre de l'Emploi, l'entreprise Bridgestone est installée à Frameries; elle fabrique des pneus pour l'aviation et elle emploie 180 travailleurs dont 139 ouvriers. Sa situation financière est plus que positive puisqu'elle a presque doublé son bénéfice ces cinq dernières années, passant à 5,1 millions d'euros en 2008 après impôts. Cependant, le 11 juin, la direction a annoncé qu'elle allait délocaliser son magasin vers Zeebruges, ce qui entraînerait la perte de neuf emplois sur le site de Frameries dont celui d'un délégué principal de la FGTB qui est également secrétaire au sein du comité d'entreprise. Je le précise car le licenciement d'un délégué syndical requiert une procédure particulière.

Depuis le 11 juin, il y a un piquet de grève tous les jours devant Bridgestone à Frameries. Les discussions deviennent impossibles. Vous l'avez vu vous-même hier soir: la conciliation sociale n'a abouti à rien sinon à un procès-verbal de carence, mettant en évidence aussi le fait que la direction ne veut rien entendre à propos d'une réintégration des neuf ouvriers.

Madame la ministre, malgré ses bénéfices, l'entreprise a-t-elle profité de mesures du plan anticrise de l'État fédéral? A-t-elle bénéficié du mécanisme des intérêts notionnels? À quelle hauteur? Pour le délégué principal, le processus de licenciement particulier a-t-il été mis en oeuvre et suit-il son cours correctement? Enfin, d'un point de vue général, quelles mesures comptez-vous encore prendre pour rassurer les travailleurs et leurs familles et surtout pour éviter que le conflit s'enlise?

Joëlle Milquet, ministre: Chers collègues, il s'agit effectivement d'un conflit entre partenaires sociaux, conflit dans lequel il n'appartient pas aux responsables politiques de s'immiscer. Néanmoins, notre rôle est également de faciliter la conciliation sociale et de tenter de dénouer des conflits, surtout s'ils perdurent et s'ils freinent l'activité économique dans la région.

Cette entreprise peut-elle bénéficier des nouvelles mesures anti-crise touchant essentiellement les employés? Si elle compte, avant tout, un grand nombre d'ouvriers, il est évident que toutes les mesures liées au chômage temporaire sont évidemment d'application. Il s'agit des mesures que nous avons prises dans le cadre du plan de relance. Je ne me prononcerai pas sur les intérêts notionnels, cette matière ne relevant pas e mes compétences.

En ce qui concerne le processus de licenciement par rapport à la personne protégée, à savoir le délégué de la FGTB, la commission paritaire est convoquée, selon la procédure en la matière, afin de déterminer s'il s'agit de motifs économiques de licenciement. Cette réunion aura lieu le 1er juillet prochain. C'est la commission paritaire qui devra se prononcer sur ce point. Les procédures en cours semblent normales et usuelles.

Pour le reste, mon cabinet et moi-même avons d'emblée pris une mesure, étant donné l'ampleur du conflit pour tenter de ramener chacun à la raison et de trouver une solution consensuelle, qui n'est certes pas intervenue hier. C'est relativement normal dans un conflit d'une telle ampleur, puisque la grève dure depuis le 12 juin. Nous ne nous attendons pas à ce que, la première fois, les choses se décantent d'emblée. Il faut toujours laisser du temps au temps mais nous n'allons pas rester les bras ballants.

De toute évidence, je demande au conciliateur social désigné, que j'estime excessivement compétent, de prendre une initiative, à mon sens, pour le début de la semaine prochaine, sur la base de l'évolution de la situation.

Dans la convention qui avait été signée au niveau de l'entreprise en matière de protection de l'emploi, une phrase stipulait que, je cite: "Les parties examineront à ce propos les mesures qui pourraient être prises en vue de réduire les inconvénients des licenciements pour les ouvriers, par exemple prépension, partage du travail, interruption de carrière etc."

Cette piste peut, le cas échéant, être analysée, mais il appartient aux partenaires de tenter de dégager, entre eux, des solutions.

Le conciliateur social prendra de nouvelles initiatives, sans doute après avoir eu toute une série de contacts informels et individuels. L'objectif est évidemment de sortir de ce conflit et je pense qu'on y arrivera.

Juliette Boulet (Ecolo-Groen!): Madame la ministre, je vous remercie pour vos réponses.

J'ai pris acte des mesures qui ont été prises. Permettez-moi cependant de regretter que cette conciliation sociale n'ait débuté qu'hier alors que le piquet de grève a commencé le 12 juin. En laissant passer autant de jours, il était inévitable que les différents points de vue se durcissent et que le dialogue soit plus difficile. En la matière, je pense qu'il faut faire preuve de proactivité au vu de l'instabilité économique actuelle. Je voudrais également attirer votre attention sur la nécessité de garder de l'emploi dans la région de Mons-Borinage. Vous savez que le taux de chômage y est assez élevé et qu'il n'y a qu'un emploi disponible pour 33 demandeurs d'emploi. Voici plusieurs semaines, il était question de pertes d'emploi au niveau de l'Atelier central de Cuesmes. Aujourd'hui, on est confronté au problème de Bridgestone. Demain, on licenciera 60 personnes à Vesuvius. On peut donc dire que l'on va dans la mauvaise direction. Par ailleurs, j'ai le sentiment que de plus en plus d'entreprises choisissent de licencier ou de délocaliser alors que les bénéfices financiers enregistrés sont plutôt en hausse. Il ne faudrait pas que la crise devienne un prétexte au licenciement.

Je voudrais rappeler que nous aurions voulu conditionner l'octroi de mesures fiscales à la création d'emplois. Si notre proposition avait été acceptée, nous ne serions pas confrontés à ce genre de situation.

Madame la ministre de l'Emploi, je conclus en disant que les travailleurs ont besoin que vous soyez à leurs côtés.

25.06.2009

Présidence 2010 et réfugiés climatiques

Hier après-midi, j’ai eu l’occasion d’interpeller Olivier Chastel sur la préparation de la Présidence 2010. Je lui ai dit mon « émotion » à l’entendre car il prononçait les mots « développement durable », « vert », « respectueux de l’environnement » et « écologique » dans presque toutes ses phrases.

On en n’est qu’au catalogue de bonnes intentions mais, par rapport à la dernière réunion de préparation, le ton a réellement changé. On en est presque à un Green Deal à l’européenne !

Je ne suis pas naïve au point de le croire sur tout mais, en tout cas, j’ai acté positivement ce catalogue en attendant de voir la concrétisation dans les mois qui viennent de mesures –structurelles et conjoncturelles- réellement volontaristes pour faire une « Présidence 2010 verte et durable ».

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J’ai parlé de la nécessité d’aborder le thème des réfugiés climatiques (dans beaucoup d’autres thèmes) mais il l’a repris en avouant qu’il n’était pas dans les documents à l’heure actuelle mais s’accordait qu’il fallait effectivement faire quelque chose là-dessus et qu’il allait l’inclure !

Youpee donc (pour le moment) ! Petite Victoire !

Interdire les armes à l'uranium

Dans une heure, on aura voté la modification de la loi du 8 juin 2006 qui règle les activités économiques et individuelles avec des armes en vue d’interdire le financement de la fabrication, de l’utilisation ou de la détention des armes à uranium. Lors de mon intervention à la tribune, j’ai d’abord rendu hommage à mes collègues DUBIE et GERKENS qui ont travaillé des années durant au sein du Sénat et de la Chambre pour faire avancer l’interdiction de l’utilisation des mines anti-personnel, des armes à sous-munitions mais aussi donc les armes à l’uranium.

 

Et avec une attention particulière à Josy DUBIE qui faisait aujourd’hui sa dernière intervention à la plénière du Sénat avant de céder sa place et de partir à la retraite. "Chapeau bas" donc Josy pour tout le travail mené au Sénat et ailleurs notamment sur toutes les matières internationales et de défense pour rendre notre monde plus respectueux des traités internationaux et des droits humains.Josymodif.JPG

 

Nous avions donc déjà le traité d’Ottawa, qui interdit les mines anti-personnel depuis 1997, le Traité d’Oslo signé en décembre 2008 qui interdit les bombes à sous-munitions ainsi que le Code de conduite européen en matière d’exportation d’armement qui nous permet d’influer sur l’utilisation d’armes dans les différents conflits du monde.

 

Mais ces différents outils ne nous avaient pas permis d’interdire l’utilisation des armes chimiques et notamment à l’uranium (GBU-39 dites Smart Bombs) lors de l’offensive d’Israël dans le bande de Gaza en décembre 2008. Nous avions dénoncé à cette époque que les enfants blessés de la bande de Gaza que nous accueillions dans nos hôpitaux avaient été victimes de ces bombes qui tuent quand elles explosent mais qui condamnent aussi à long terme la population et les générations futures par des cancers et des malformations congénitales notamment.

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Il nous reste encore à interdire les dispositifs anti-manipulations qui compliquent singulièrement le travail des démineurs civils et militaires mais les autres partis ont pris l’engagement de traiter notre proposition de loi dès la semaine prochaine !

20.06.2009

20 juin, journée internationale des réfugiés : Pour une reconnaissance internationale des réfugiés climatiques

Les changements climatiques provoquent de plus en plus de catastrophes touchant un nombre toujours plus grand de personnes. Les déplacements de populations suite à ces événements posent la question de l’émergence d’un nouveau type de réfugiés, les « réfugiés climatiques ». Une étude des Nations-Unies prévoit que 50 millions de personnes pourraient d’ici 2010 être victimes des dégradations naturelles ou humaines de leur environnement (pollution des nappes, désertification,…), les poussant à fuir leur lieu d’habitation.

 

En ce 20 juin, journée mondiale des réfugiés, il nous à sembler important d’attirer l’attention sur la nécessité de reconnaître cette nouvelle forme de migration.

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Réfugiés climatique, réfugiés environnementaux ou encore écologiques sont les appellations les plus fréquentes pour définir des populations forcées à l’exil pour des raisons liées à la détérioration de leur environnement au sens large.

Les conclusions du GIEC établissent notamment que la progression de la sécheresse, l’augmentation de l’intensité de l’activité cyclonique et l’incidence accrue des épisodes d’élévation du niveau de la mer sont des causes potentielles de migration et de déplacements de population.

La montée du niveau des océans recouvrant les micros états du Pacifique, la disparition du Lac Tchad et les conflits en découlant pour l’accès à l’eau ou encore les inondations des plaines du delta du Bengale ne tarderont pas à jeter sur les routes de l’exil de très nombreuses personnes.

A l’heure actuelle, la législation internationale ne permet pas aux personnes victimes des modifications climatiques et ne pouvant plus survivre dans leurs pays d’origine, d’aller s’installer légalement dans un autre pays.

La reconnaissance des réfugiés climatiques est donc indispensable, d’une part pour l’aide d’urgence en cas de catastrophes naturelles, et, d’autre part, pour l’accueil de ces personnes par un pays tiers. C’est pourquoi les réfugiés climatiques, au même titre que les réfugiés au sens de la Convention de Genève (pour motif politique, mais aussi ethnique, religieuse, etc.), doivent se voir reconnaître un statut juridique propre.

Les stratégies d’adaptation au changement climatique ne sont à l’heure actuelle ni suffisamment encouragées, ni suffisantes à terme. Elles ne pourront éviter des déplacements de population importants. Face à l’urgence de la situation, le groupe Ecolo-Groen! insiste sur le besoin de reconnaître les réfugiés climatiques autant que sur l’importance de mettre en place des politiques d’adaptation et de lutte contre le réchauffement planétaire.

Et, afin que les solutions puissent être mise en œuvre et être concertées au niveau international, Ecolo souhaite que l’ONU nomme un Représentant spécial chargé de la question des réfugiés climatiques à l’instar de ce que décida Boutros-Ghali en 1992 alors secrétaire général des nations-Unies en nommant Francis Deng sur la question des personnes déplacées et pour définir des « Guiding principles » acceptés par une large majorité des pays. Celui-ci se chargera de recueillir l’ensemble des informations pertinentes que la question, d’en faire rapport aux différentes instances des Nations-Unies et d’énoncer des recommandations et des lignes directrices en vue de prendre les décisions qui s’imposent.

Juliette Boulet, députée fédérale ECOLO

Lionel Wanet.

Photo (cc) : Ammar Abd Rabbo

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