11.01.2010

Coup de gueule: les réactions aux photos publiées à l'issue de la nuit blanche au Parlement.

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22 décembre 2009.

Oui, malheureusement pour moi. J'ai dormi 5 minutes comme sur la photo et une heure sur une banquette dans un couloir, avec ma veste comme couverture. J'ai donc veillé et travaillé 23 heures avec une heure d'interruption, travaillé, fais des interventions sur le budget de la Défense, de la coopération au développement vers trois heures du matin, j'ai défendu mon dossier devant les deux ministres. Le lendemain, après les votes, j'ai repris ma voiture pour faire du recrutement et des auditions de candidats que nous avions prévu d'auditionner, je suis rentrée prendre une douche vers midi, j'ai dormi deux heures et je suis repartie en réunion de SR avec Ecolo Hainaut.

 

Et voilà tout ce à quoi on a droit. Des commentaires sur les sites des journaux quotidiens, sans nuance aucune. Pour certains, nous osmmes tous les mêmes, tous trop grassement payés à ne rien faire. Or, c'est le gouvernement, en retard sur tous ses dossiers qui nous a imposé ce rythme de travail. Les députés de la majorité, pour une grosse moitié étaient rentrés chez eux ou dormaient à l'hôtel. D'autres, dont je tairais les noms ainsi que le parti politique, étaient dans un état d'ébriété tel qu'il valait mieux qu'ils ne prennent pas la parole.

 

Alors quand je vois ces commentaires, ça me révolte. Non, nous ne sommes pas tous à mettre dans le même sac. Moi, je rétrocède une très grosse partie de mon salaire à mon parti afin de permettre à d'autres personnes de travailler aussi et pour garder les pieds sur terre. En tant que membre de l'opposition, plus que les autres nous nous devons de contrôler les travaux du gouvernement, même dans ces conditions. La démocratie est à ce prix.

 

Nous pourrions nous contenter d'être populistes, de surfer, de dénoncer mais nous faisons plus que ça, nous travaillons nos dossiers, nous construisons des propositions de loi. Et oui, parfois, nous sommes épuisés, et on tombe de sommeil. Il serait faux de croire que c'est la seule nuit de travail qui nous est arrivée depuis 2007. Et il y a les journées aussi, qui commencent à 7h et se terminent à minuit. Comme bon nombre d'autres travailleurs et d'Ecolo motivés, professeurs à certaines périodes de l'année aussi. J'aime mon travail et j'y consacre plus qu'un temps de travail normal. La Politique c'ets aussi un engagement, alors les commentaires indécents que j'ai lu sur les différents blogs, m'ont réellement heurtés.

 

23.12.2009

DIABOLO : un modèle financier compliqué payé par les voyageurs jusqu'en 2047 !

A partir du 1er novembre, pour toutes les personnes qui montent à Bxl national ou se rendent à Bxl National, il sera demandé de payer un supplément de 2,05€ pour tous les tickets. Qu'il s'agisse d'abonnement payés par l'employeur, d'un go-pass ou rail-pass, laisser passer gratuit ou autre tout le monde sera logé à la même enseigne !

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La liaison ferroviaire souterraine qui relie la ligne 36 Bruxelles-Louvain et la nouvelle ligne 25N sera réalisée par le biais d'un partenariat public-privé. Le gouvernement en a fixé les principes en 2004, tandis que l'adjudication et le financement ont été clôturés le 28 septembre 2007. La loi du 30 avril portant dispositions urgentes concernant le chemin de fer prévoit trois sources de revenus pour l'amortissement et la charge d'intérêts du capital investi: une contribution annuelle fixe d'Infrabel de 9 millions d'euros, une contribution de 0,5 % sur le chiffre d'affaires du transport intérieur de voyageurs des opérateurs ferroviaires et un supplément sur le prix du voyage pour les usagers. L'arrêté royal qui fixe la contribution à 2,05 euros est un arrêté d'exécution de cette loi.

L'ampleur de la contribution résulte d'une comparaison entre les offres des différents candidats dans le cadre de la procédure d'adjudication du PPP: le gouvernement a choisi le candidat proposant le prix le plus bas par voyageur. Ce prix permet de finaliser un modèle financier compliqué. L'investisseur supporte tous les risques liés à l'évolution de la demande jusqu'en 2047.

La fixation d'un montant forfaitaire était le seul moyen d'établir un modèle financier correct. Il permet aussi de comparer facilement les différentes offres.

Il s'agit donc en l'occurrence de l'exécution de décisions prises antérieurement.

J'ai exécuté les décisions prévues qui s'inscrivent dans la logique de la création du PPP.

Steven Vanackere, ministre.

 

L'an passé, un peu plus de trois millions de trajets en train vers l'aéroport et depuis celui-ci ont été effectués. L'arrêté royal qui fixe le tarif a été publié le 8 octobre 2009. La SNCB a envoyé son communiqué de presse le 20 octobre.

 

Depuis 2 ans, la filiale de SNCB Holding fait construire un projet intitulé « Diabolo » qui à terme permettra de relier directement Bruxelles Aéroport à Malines et Anvers. Pour ce faire, un partenariat public-privé a été établi avec la SA Northern Diabolo qui s'est vu confié la réalisation et l'exploitation pour une période de 35 ans.train.jpg

 

Les usagers du train vont devoir s'acquitter d'une taxe de 2,05 euros à chaque billet de ou vers Bruxelles Aéroport. Une taxe qui sera indexée chaque année et pour une durée de 35 ans, et qui devrait être doublée dès le moment où les travaux seront achevés lit-on dans la presse.

 

Ces dispositions sont précisées dans une loi passée en 2007. Cette loi prévoit que la taxe sera entièrement payée par le voyageur dès la mise en service de la jonction et c'est la Nothern SA qui recevra cet argent.

 

Bref, les voyageurs paient et qui doit demander cette taxe en plus du billet ? Les contrôleurs bien sûr ! « Excusez-moi, vous avez payé votre ticket au guichet mais je dois vous demander 2,05 euros en plus pour une ligne pas encore construite entre Anvers et Bruxelles Aéroport ... » On imagine la suite de la conversation/ contestation qui suivra. Le temps perdu par les contrôleurs et l'agacement des voyageurs qui ne pendront sûrement jamais cette ligne ! Ah, comme la SNCB chouchoute bien ses travailleurs ! Roulez cheminots, roulez ! Et comme notre ministre ne fait qu'appliquer une décision prise avant lui avec un plan financier trop compliqué pour qu'il soit socialement acceptable ! Roulez citoyens, roulez ! On ne peut rien y comprendre ni rien y faire ! Jusqu'en 2047, roulés dans la farine !

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09.12.2009

Un équilibre rompu en Suisse...et en Belgique?

Je me permets de vous faire partager ce texte écrit par Antonio Hodgers, conseiller national des Verts en Suisse. Je l'ai lu ce matin alors que je m'apprêtais à écrire un article sur le même sujet et après avoir lu le sondage Ivox pour Le Soir sur le sentiment des Belges à l'égard de cette position de la Suisse contre la construction de minarets. Je partage totalement le point de vue de mon collègue suisse Verts. Tout ce débat me touche profondément tant il porte atteinte aux valeurs fondamentales et de respect des droits de l'homme qui sont les valeurs fondatrices de nos démocraties et de l'Union européenne. A lui la parole!

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Depuis le 29 novembre, un équilibre est rompu en Suisse

La Suisse s'est historiquement construite sur deux valeurs fondamentales : la démocratie directe et le respect des minorités. L'un ne va pas sans l'autre. Si la première se résume à la majorité des votants et des cantons, la seconde relève du droit d'exister dans sa différence. Plus fondamentalement, il s'agit des deux piliers de notre civilisation occidentale : la construction démocratique de l'Etat et les Droits de l'Homme. Pourtant depuis le dimanche 29 novembre, cet équilibre est rompu en Suisse. La démocratie a empiété sur les droits humains.

Beaucoup se résignent du vote contre les minarets en se disant que « le peuple a tranché et il a toujours raison ». En tant que citoyen profondément attaché au système et aux valeurs issus des Lumières, si je comprends les craintes exprimées par beaucoup de citoyens au sujet de l'Islam, je ne peux pas simplement prendre acte de cette décision du peuple souverain. Car si rien n'empêche une majorité de la population de voter ce qu'elle veut, que doivent craindre d'autres minorités ? Les homosexuels privés de postes de travail à l'Etat, les Tessinois interdits de parler italien, les Noirs privés de prendre le bus ? Non. Il y a des droits qui ne peuvent pas être soumis au libre arbitre de la majorité, car ils sont inaliénables. La Déclaration universelle des Droits de l'Homme commence par : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits». C'est bien cette égalité de traitement qui a été mise à mal par le peuple. Car s'il n'y a pas un droit absolu à construire un minaret, chaque citoyen a le droit de choisir sa religion et d'être traité de manière équitable par l'Etat.

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Jusqu'à présent, à part des cas particuliers comme l'imprescriptibilité des crimes pédophiles ou l'internement à vie des délinquants qui touchent au droit du condamné, le peuple a toujours rejeté les propositions contraires aux Droits de l'Homme, qui se multiplient chez l'UDC, comme la naturalisation par le peuple, etc. Dimanche 29 novembre, c'est la première fois depuis 1893[1] qu'une contradiction frontale entre démocratie et droits humains apparaît en Suisse.

Le monde politique doit prendre ses responsabilités. Il faut régler ce problème au sein de notre ordre juridique afin d'éviter au peuple de se déjuger lui-même et, le cas échéant, d'être sanctionné par la Cour de Strasbourg. En effet, la Suisse ne peut pas, d'un côté, adhérer à des textes essentiels internationaux sur les droits humains et, de l'autre, voter des dispositions qui lui sont contraire. C'est incohérent.

La piste la plus simple serait d'élargir les motifs d'invalidation d'une initiative populaire aux respects de la Convention européenne des Droits de l'Homme. Aujourd'hui, seules les propositions contraires au droit international impératif sont rejetées. C'est trop étroit. Cette adaptation serait relativement facile à réaliser, mais elle nécessite une modification constitutionnelle. Certains crieront à la restriction de la démocratie. Il s'agit en réalité d'une amélioration de celle-ci. Car on cesserait l'hypocrisie de soumettre au peuple des options contradictoires avec droits fondamentaux intangibles. minarets verts.jpg

En dépit de sa décision, je pense que le peuple n'a pas voulu sciemment s'attaquer aux droits fondamentaux d'une minorité, mais plutôt signifier un ras-le-bol face à un sentiment diffus de dépossession. Je reste persuadé que notre pays a les capacités de surmonter ses contradictions. Revenons aux valeurs qui fondent notre identité.

 

Antonio Hodgers, Conseiller national

[1] En 1893, la première initiative populaire visait à interdire l'abattage rituel au nom de la protection des animaux. En réalité, il s'agissait clairement d'une initiative antisémite qui a été acceptée par le peuple à 60%, contre l'avis des autorités.

 

09.11.2009

Coalition climat: 5 décembre à la gare du Luxembourg

Je relaye le message de la Coalition Climat: (j'arrive pas à mettre la vidéo sur mon blog alors elle se trouve sur mon Facebook ou en cliquant sur le logo ci-dessous)

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Faites de "La vague pour le climat" le plus grand événement "climat" jamais vu en Belgique! Alors que certains politiciens se montrent peu ambitieux, seule une pression massive de la population, ici et ailleurs, poussera les responsables politiques à se mouiller pour le climat. Venez gonfler les rangs de "La vague pour le climat" avec vos amis et votre famille.

Le samedi 5 décembre 2009 à 14h, place du Luxembourg, Bruxelles. (Métro Trône / gare du Luxembourg)

Billet climat de la SNCB à 8 euros Le 5 décembre, la SNCB met en vente un billet climat à 8 euros aller-retour, à partir de toutes les gares belges jusqu'à la gare du Luxembourg. Passez le mot à votre entourage. Consultez notre kit de mobilisation et utilisez le matériel de campagne: affiche & flyer, bannièreres web, e-mail à vos amis, invitation facebook...

Astuces:Rejoignez-nous en transports en commun, à vélo, à pied, en roller, en step...Billet Climat de la SNCB : 8,00 EUR aller-retour au départ de toute gare belge.Avec le soutien de: Loterie Nationale, Bruxelles Environnement, Région Wallonne, SNCB, TEC, Le Soir

Amicalement, La Coalition Climat

27.10.2009

Plan de restructuration à la défense: arrêter ce stratégo!

 

Au-delà de toutes les déclarations que j'ai déjà faites dans la presse, à la télé, à la radio, je n'ai pas encore pris le temps de poster un article sur mon point de vue et celui de mon parti sur la « finalisation de la transformation » de Peter De Crem.

 

Je suis allée manifester la semaine dernière à Arlon avec le personnel de la Défense. C'était suffisamment « historique » pour que je me déplace dans ma contrée natale et que j'aille soutenir les familles des militaires.

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A Arlon, les membres des partis de la majorité se sentaient libres de dire tout le mal qu'ils pensaient du « plan De Crem ». Et puis, le lendemain, pendant que nous débattions de ce plan de réduction des infrastructures militaires en Belgique, on apprit que le kern (composé du 1er Ministre mais aussi de tous les vice-premiers ministre de la majorité) approuvait le plan du Ministre de la Défense. Ça n'était donc plus le « plan De Crem » mais bien celui de la majorité.

 

J'étais stupéfaite ! Comment, les membres de la majorité avaient-ils laissés approuver ce plan par leurs vice-premiers (Didier Reynders pour le MR, Joëlle Milquet pour le CDh et Laurette Onkelinx pour le PS) alors qu'ils criaient « au loup » en commission !

 

Pour moi et dans ces conditions, je considère que la majorité se moque du personnel de la Défense, des familles et des demandes des syndicats ainsi que de nous, membres de l'opposition, qui étions décidés à travailler main dans la main avec la majorité pour avoir des éclaircissements sur le plan de restructuration de la défense nationale.

 

Sur les conséquences du Plan Défense :

 

Le ministre dit s'inscrire dans des contraintes budgétaires mais il manque des chiffres et se base sur des hypothèses difficiles à vérifier, qu'il s'agisse du recrutement et des départs. Comment recruter dans le Hainaut ou la province du Luxembourg alors que la Défense déserte ces régions ?

 

D'autres questions me sont aussi venues à l'esprit en travaillant sur le dossier :

Si le ministre désire effectivement  se soumettre aux contraintes budgétaires fixées par le gouvernement, peut-il nous dire si le déménagement de Bierset sera rentable puisqu'il faudra construire à Beauvechain des logements et des hangars ?

Combien va coûter l'abandon de Stockem, où certains chiffrent les dernières rénovations effectuées à 54 millions ?

Combien coûteront les déménagements de Bastogne ou d'Arlon vers Bourg-Léopold ou vers Brasschaat ?

Personnellement, je refuserai que la Défense réalise des économies sur le dos de son personnel. Les militaires sont des êtres humains, et leur engagement est plus qu'un choix professionnel, c'est un choix de vie de famille.

Mais, quelles sont les possibilités de mutation, de prise en charge des déplacements, de création de nouveaux logements dès lors que les familles devront muter à l'autre bout de la Belgique ? Je pense qu'il fallait effectivement faire des économies d'échelle, des économies d'énergie, mais il ne faut pas que cela se fasse au détriment du personnel, qui se sent abandonné.

 

Une concertation est prévue de manière fréquente avec les syndicats mais, pour l'instant, elle est assez décevante aux dires de ces derniers. De nombreuses questions se posent sur la mise en application du plan et les conséquences que cela aura sur le personnel, pour les déplacements, la mutation, les logements... L'impact sur la vie des communes est important et, malheureusement, cela n'a pas été préparé suffisamment.

 

Or, la concertation sera aussi nécessaire pour la réaffectation des infrastructures abandonnées par la Défense. Certains équipements collectifs présentent de réelles opportunités pour des communes, pour des Régions. On pourrait créer du logement, par exemple comme ce fut le cas à Fribourg avec les casernes Vauban.

 

Enfin, je trouve important de se situer aussi, et en parallèle dans une optique de questionnement de l'avenir de la Défense nationale à l'horizon 2025-2050. Le ministre l'a vaguement évoqué dans son intervention mais n'a pas tracé de pistes de réflexion. « On observe un revirement dans l'affectation des moyens publics. Nous entrons dans une période où de nombreux conflits auront sans doute une nouvelle origine. Nous sommes confrontés au vieillissement, aux défis climatiques, à des conflits intérieurs et extérieurs, à des conflits régionaux et mondiaux, à la question de l'eau et des énergies anciennes et nouvelles. » Je crois, personnellement que la défense nationale peut être proactive et se poser d'ores et déjà les questions de sa plus-value dans cette nouvelle configuration des défis de la planète.

lire l'article paru dans La Libre